GILLET Maurice

Maurice Marie Robert Gillet est le fils du capitaine d’infanterie coloniale Léon Gillet et d’Alix Simottel. L’enfance de Maurice est marquée jusqu’en 1929 par de fréquents changements de résidence outre-mer, ponctués par des voyages en paquebots pour rejoindre le Finistère. La famille se ressource dans le quartier de Saint-Martin à Brest et au Créach-Gwen à Porspoder entre deux séjours outre-mer [1]. Par ses voyages et ses séjours à Porspoder, Maurice devient un passionné de la mer, malheureusement, sa très mauvaise vue l’empêche de réaliser son rêve : devenir un officier de Marine. Il compense en s’initiant à la voile à Porspoder dans une caisse à savon bricolée. De 1925 à 1928, il prend pension chez sa tante Amélie Simottel et est scolarisé au collège Bon-Secours à Brest où il se lie d’amitié avec Joël Lemoigne, un autre passionné de la voile, scout et catholique pratiquant lui aussi.

Il retrouve ses parents à leur retour du Cambodge à l’été 1932 et les accompagne à Aix-en-Provence où il obtient sa licence de droit en 1934. Sa mauvaise vue lui permettait d’avoir le concours d’un secrétaire pour passer ses examens et palier à son écriture lente et hésitante. Après un stage de six mois en Angleterre, un stage dans une entreprise de transports à Brest, un autre dans une entreprise de transport maritime à Saint-Nazaire, il devient en 1937 courtier en fournitures maritimes à Brest.

La voile reste sa passion, il navigue sur le Soraïs de Joël Lemoigne puis achète à ses amis Pierre et René Guezennec, eux-mêmes passionnés de voile, un cotre à tape-cul motorisé baptisé l’Armor. À cette occasion, il entre en relation avec les chantiers Sibiril et Moguérou de Carantec.

À Porspoder puis à Brest, Maurice fréquente Marie Maistre puis, en 1938 et 1939, l’invite pour une croisière sur l’Armor en compagnie de sa sœur Annie. Quelques jours après leur retour d’une croisière dans les îles anglo-normandes et sur la côte nord de Bretagne, le 2 septembre 1939, il prévient son ami Joël Lemoigne de la mobilisation. Joël et les trois sœurs Maistre sont mobilisés, sa cécité partielle empêche Maurice de suivre la même voie. Après la débâcle, les sœurs Maistre retrouvent Brest occupée par l’armée allemande le 22 août 1940, tandis que Joël Lemoigne, fait prisonnier, était interné à Saarbrücken. Dès le 24 août 1940, Marie Maistre se réfugie à Porspoder, chez les Gillet.

Le 10 septembre 1940, Maurice et Marie se marient à Brest et dès lors, occupent l’appartement loué par le colonel Gillet au 102 rue Jean Jaurès. L’armistice laisse Maurice pratiquement sans occupation professionnelle, de plus l’Armor est réquisitionné par les autorités allemandes et leur sert de dépôt d’ingrédients chimiques. Marie est intégrée dans le poste de Défense Passive brestois du secteur III qui se tient dans la Crypte de l’église St-Martin), ce qui lui permet d’habiter Brest avec son mari et d’y circuler sans restriction de jour comme de nuit.

Les activités de résistance du couple s’exercent d’une part dans le domaine de l’accueil et de l’exfiltration par voie maritime, et d’autre part dans le domaine du renseignement, d’abord au profit du Service de Renseignement de la Marine (S.R.M) à Vichy, puis au profit du réseau Alliance [2], dirigé par Marie-Madeleine Fourcade (Poz55, Hérisson) après l’arrestation de Loustanau-Lacau (Navarre). Nous avons une idée du début des activités de renseignement du couple, notamment grâce aux enquêtes du Sicherheitsdienst (S.D) et à divers témoignages recueillis après le conflit.

En ce qui concerne les accueils et les exfiltrations, nous avons des témoignages des activités liées au réseau Alliance, ces transferts étaient mis à profit pour acheminer des renseignements vers l’Angleterre. Gwenn-Aël Bolloré Bolloré a évoqué dans un ouvrage [3] sa propre expérience en attribuant à Maurice le pseudonyme de Chenet et le surnom de Sorcier de Brest alors que le réseau Alliance ne le connaissait que par le pseudonyme Licorne ou les matricules S2 et Z4. Le S.D n’a jamais rien su des activités d’exfiltration et de transfert d’informations par voie de mer exercées par Maurice. À son compte, citons les opérations Vestris du 22 décembre 1942, Carantec du 8 mars 1943 et La Rose Effeuillée de Morgat le 12 août 1943. Dans ce dernier transport, Hervé Delalande était à son bord chargé de convoyer le courrier du réseau [4].

Le début des activités de renseignement du jeune couple Gillet est daté d’avril 1941 par le témoignage de René Simottel (fils) et du début 1942 selon le rapport final du S.D de Strasbourg, du 2 août 1944. René Simottel avait été sollicité par le S.R.M à Vichy et avait proposé la participation de Maurice à sa place, en tant qu’agent à plein temps rétribué 5000 francs par mois. De son côté, Joël Lemoigne a été embauché pour une somme moindre, le 21 octobre 1941, par la Marine Marchande Section Études Économiques, en relation directe avec le S.R.M. La collaboration entre Maurice et Joël a permis de prévenir les britanniques de la date du départ des croiseurs Scharnhorst, Gneissenau et Prinz Eugen vers l’Allemagne : le 11 février 1942. Le Général en 2° section Raynal (Pol97 / Briard), chef du secteur Asile (Vichy) d’Alliance et en relation familiale avec Joël Lemoigne, a été l’intermédiaire. Londres a été prévenu en temps utile mais n’a pas cru à l’information. Cette même information a été transmise, après le départ des croiseurs, par le radio du Lieutenant de Vaisseau Philippon.

À partir d’août 1942 selon le rapport du S.D Strasbourg, l’ingénieur en chef du Génie Maritime affecté à Lorient Jacques Stosskopf, devient un informateur de Maurice Gillet ; Ce recrutement est à l’instigation du Capitaine de Corvette Bourgeois du S.R.M, qui était en relation régulière avec l’ingénieur.

En juillet 1942, Lucien Poulard (Mathurin, Nandou, S1), futur chef du secteur Chapelle (Bretagne) d’Alliance est contacté par le Général Raynal, qui lui suggère de recruter Maurice Gillet à Brest. Poulard propose à Maurice une adhésion au réseau Alliance pour 5000F mensuels plus le dédommagement de ses frais, à partir de septembre/octobre 1942. Puis Alliance demande à Maurice de cesser toute relation avec le S.R.M et de prendre en charge un secteur allant de Brest à Nantes. Maurice accepte en janvier 1943 pour Brest et Lorient mais propose son ami André Coindeau (Urus, S7, Z5, Z6) pour Nantes. Maurice travaille alors à plein temps et exclusivement pour Alliance.

Pour le réseau il devient Licorne et l’agent S2 du secteur Chapelle. Maurice devient de surcroît Z4 après la création début 1943 du sous-réseau Sea-Star, chargé du renseignement maritime, et confié à Joël Lemoigne (Triton, Z1), lui-même recruté à plein temps par Alliance en octobre 1942. Pour le financement de son sous-secteur, Maurice reçoit mensuellement 20 000 francs dont 5 000 francs pour lui et le reste pour rétribuer ses agents et compenser ses frais de transports.

Pour le seconder, Maurice s’appuie sur son épouse Marie (S21) qui, après avoir mis au monde le 18 août 1941 leur fille Maggy, redevient vite pleinement disponible. Pour recueillir des renseignements, Maurice s’appuie sur sa famille, en particulier sur son père, mais aussi sur son cousin par alliance Georges Roudaut, pharmacien à Lesneven, sur sa tante Amélie Simottel qui lui sert d’estafette occasionnelle. Ses amis de la course en mer, Pierre et René Guezennec habitant le manoir du Bot à Saint-Marc, à proximité d’affûts de D.C.A ainsi que René Jamault habitant 14 rue Traverse ou à Morgat, sont mis à contribution. Il s’appuie aussi sur ses voisins habitant le quartier de Saint-Martin et sur ses anciennes relations professionnelles travaillant à l’arsenal maritime : Clara Machtou au 132 rue Jean Jaurès, Georges Lacroix biscuitier au 4 rue de Volney, Paul Masson au 49 rue Navarin, Roger Abalan au 3 rue d’Aboville, Jean-Louis Eozenou au 7 rue de Balzac à Lambézellec, André Guyomard à la pyrotechnie du Moulin-Blanc, Jeanne Bohec couturière à l’arsenal (Crevette, Z484), puis René Premel, (le radio Grèbe, S24) et son épouse Marguerite Premel au 23 rue Duret, Marie-Jeanne Le Bacquet au 129 rue Jean Jaurès. Cette liste est loin d’être exhaustive. Marie-Madeleine Fourcade nous transmet via son livre L’Arche de Noé, l’impression exprimée par Lucien Poulard après sa rencontre avec Maurice :

« Ce Licorne est un vrai sorcier. Dès que vous m’avez fait donner son nom par Briard, je l’ai mis à l’œuvre et en trois mois il a monté un secteur fantastique - Il vaut mille ! Si vous le voyiez jouant de sa myopie et se cognant aux sentinelles pour mieux photographier les alvéoles de sous-marins avec son petit appareil japonais. » [5]

Cet aplomb a été remarqué par Gwenn-Aël Bolloré à l’occasion de son transfert vers l’Anglettre par l’intermédiaire de la filière d’évasion d’Ernest Sibiril sur le cotre S’is te mordent. :

« Son audace touchait à la témérité. Il croyait posséder la baraka. » [6]

Les renseignements transmis semblent avoir été appréciés par la Royal Navy.

« Licorne, il passionne les Anglais, qu’est-ce qu’ils cassent comme U-Boat grâce à lui. » [7]

Malheureusement, le réseau est infiltré et le carnet secret de l’agent Faye, adjoint de Marie Madeleine Fourcade, chargé des opérations, est récupéré par le S.D à la suite d’un accident de la circulation. Le 16 septembre 1943, Faye est arrêté à son retour de Londres, le même matin la Gestapo investit le siège de l’état-major du réseau à Paris, Joël Lemoigne et Lucien Poulard parviennent à s’échapper mais les archives de Lemoigne sont saisies, elles concernent le secteur de Maurice Gillet. Poulard est arrêté le 23 septembre à Paris. Le 24 septembre, pour répondre à l’inquiétude de Marie-Madeleine, après avoir prévu une évacuation par vedette début octobre, Maurice Gillet fait partir son dernier message avant d’entrer en clandestinité. Roger Abalan a témoigné de la présence du couple Gillet ce jour là à l’angle de la place Wilson et de la rue Émile Zola.

Le lundi 27 septembre 1943, jour de la collecte du courrier du sous-secteur, le couple Gillet rompt sa clandestinité et rejoint l’appartement du 102 rue Jean Jaurès, le S.D. les y rejoint, les arrête et tend une souricière. Amélie Simottel venue en voisine, Pierre Letullier le nouveau chef de secteur venu de Rennes, Pierre et René Guezennec, René Jamault, André Guyomard et Clara Machtou s’y font prendre. Tous sont conduits à l’école de Bonne-Nouvelle à Kerinou où sont également incarcérés Georges Lacroix, Marie Le Bacquet, Marguerite et René Premel, Joël Lemoigne, Léon et Alix Gillet ainsi que leurs trois petits enfants Maggy Gillet, Yannick et Jacques Desgeans. Ces trois enfants sont isolés de leurs proches et enfermés dans une pièce sombre. Maggy s’enferme momentanément dans le mutisme après son arrestation.

Le 29 septembre 1943 à 16h45, Maurice et ses 15 compagnons du réseau Alliance sont incarcérés à la prison Saint-Jacques à Rennes, les trois enfants sont alors sortis de prison par Madame Poitou-Duplessy, infirmière des prisons de Brest, et recueillis par Jeanne Maistre.

Le 3 octobre 1943, Paul Masson est arrêté, le lendemain c’est le tour d’Alice Coudol (Violette). Le 15 novembre 1943, Jean Eozenou est arrêté, il a été dénoncé par un camarade détenu cherchant à faire libérer sa femme et sa belle-mère. Un compagnon de cellule témoignera des tortures infligées à Eozenou, c’est le seul témoignage concernant les interrogatoires approfondis de Rennes. En préalable ou en complément des interrogatoires approfondis, des confrontations entre les accusés étaient organisées. Ces confrontations ont également permis de déterminer qui du père ou du fils Gillet était le personnage principal, les autres accusés ne connaissant que Maurice. Lui-même ne cache pas être le principal responsable, mais les Allemands peinent à croire qu’une telle responsabilité puisse revenir à un malvoyant.

Le 20 novembre 1943, Marcel Dufosset agent de police à Brest et agent de sécurité de Maurice Gillet est arrêté. Le 22 novembre 1943, Jeanne Maistre est arrêtée, au retour d’une de ses visites à Rennes puis transférée le 29 novembre à Rennes. Marie-Thérèse Delalande prend alors le relais du ravitaillement de la famille Gillet-Maistre. Jeanne Maistre a été confrontée avec Maurice Gillet et Georges Lacroix lors d’interrogatoires.

Le 2 janvier 1944, le groupe des Brestois est scindé. À Rennes ne restent que Maurice, son père Léon, Pierre et René Guezennec, Georges Roudaut, André Guyomard, Jeanne Maistre et Pierre Letullier. Plus tard, le 3 mars 1944, trois mois après les premières arrestations dans le sous-secteur de Maurice, ils sont rejoints par Jacques Stosskopf (Pompans, Z47), arrêté à Lorient sur son lieu de travail puis par Fernand Yvinec (Méduse, Z482), arrêté le dernier, le 15 avril 1944. On ne sait rien des conditions de détention à Rennes de ce groupe ni des éventuelles tortures subies. Le rapport du S.D de Rennes du 23 mai 1944 fait le bilan de ses investigations.

Maurice a avoué être le chef du sous-secteur de Brest, avoir renseigné le S.R.M puis le réseau Alliance, avoir été formé début juillet 1943 par le colonel Faye au travail de l’organisation d’espionnage, avoir eu un poste émetteur-récepteur à sa disposition à partir de mars 1943, avoir été renseigné par l’ingénieur Stosskopf à partir de juillet 1942, qui lui nie avoir su que Gillet était lié à l’organisation Alliance, tout comme les autres accusés d’ailleurs. Des rapports d’Yvinnec ont été saisis au domicile des Gillet, Maurice aurait avoué les tenir de Paul Masson.

Maurice et ses compagnons d’infortune sont transférés à nouveau et arrivent à Fresnes, le 31 mai 1944. Ils sont alors catégorisés comme détenus Nacht und Nebel (N.N). Le 14 juillet 1944, c’est le départ de Fresnes, le 17 l’arrivée au Sicherungslager Vorbruck-Schirmeck. L’anthropométrie de Maurice porte le n° 370/44. Schirmeck est un camp de détention destiné à l’origine aux Alsaciens et Mosellans. La baraque n° 10 est réservée aux détenus du réseau Alliance, qui sont isolés du reste du camp. La vie dans la baraque 10 nous est connue par des témoignages écrits qui sont restés cachés jusqu’à la fin du conflit. Les détenus avaient organisé corvées diverses, instruction et distractions avec les moyens du bord. Les menus étaient particulièrement frugaux : Le matin au réveil, une tasse de soi-disant café noir avec la ration de pain de la journée (environ 300gr), à midi c’était une soupe très claire avec une cuillerée de marmelade ou une noix de margarine ou une tranche de saucisson immangeable. Le soir était servie une soupe un peu plus épaisse.

Les archives ont montré que des interrogatoires renforcés à base de bastonnade sur un chevalet étaient fréquents et que certains avaient entraîné la mort, mais il n’y a pas trace de tortures infligées aux détenus du secteur Chapelle. Des interrogatoires ont pourtant abouti le 2 août 1944, à la rédaction d’un rapport final du S.D de Strasbourg qui concerne Maurice Gillet, Jacques Stosskopf, Georges Roudaut, Fernand Yvinec, Jeanne Maistre, René et Pierre Guezenec. Dans ce rapport il est précisé que Maurice avoue et assume sa culpabilité et sa responsabilité :

« L’acteur principal du groupe est incontestablement Maurice Gillet. »

Les autres accusés plaident ne pas avoir été conscients d’exercer des activités d’espionnage, ou pour Jacques Stosskopf de ne pas avoir été conscient de renseigner les services britanniques. Maurice n’a pas nié les réserves de ses compagnons visant à se disculper d’une action résistante consciente. In fine, ce même rapport se prononce sur l’efficacité du réseau :

« Par leurs actes les agents d’Alliance et tout particulièrement ceux du Nord de la France ont préparé et permis l’invasion alliée du Nord de la France et ont ainsi causé des dommages monstrueux à la conduite de la guerre allemande. »

Le 25 août 1944, Paris est libérée, l’évacuation des détenus de Schirmeck vers la rive droite du Rhin est décidée mais elle ne concerne ni les détenus du réseau ni ceux du maquis de la Bruche. Dans la nuit du 1er au 2 septembre 1944, les 106 membres d’Alliance et les 35 maquisards du G.A Vosges sont conduits en camion, par groupes de 12 échelonnés toutes les 20 minutes, vers le four crématoire du Struthof. Là, toutes et tous sont abattus et incinérés bien que pour beaucoup d’entre eux une simple peine relevant de la Gestapo ait été prononcée. Une plaque commémorative du Struthof rappelle ce massacre et cite les victimes.

Maurice Gillet est reconnu ‘Mort pour la France en 1947. À titre posthume, ses services ont été homologués (décret du 12 février 1947) au grade de chargé de mission de 1ère classe de la D.G.E.R (capitaine). Il a été nommé Chevalier de la Légion d’honneur, (décret du 14 janvier 1948), avec attribution de la Croix de guerre 1939-1945, avec palme et la citation suivante :

« Patriote ardent, exemple du devoir, a, dès l’armistice continué la lutte contre l’envahisseur. Entré au réseau Alliance en août 1942 et chargé d’organiser la recherche de renseignements maritimes sur les côtes bretonnes, s’est acquitté de sa tâche avec une maîtrise digne des meilleurs éloges, obtenant des résultats particulièrement appréciés par l’Amirauté Britannique. Arrêté par l’ennemi avec toute sa famille qui a été massacrée par le Allemands exaspérés, a trouvé la mort au Struthof le 1er septembre 1944. »

Autres décorations et honneurs reçu par Maurice Gillet :
- Médaille de la Résistance française, avec rosette (1946)
- Médaille de la déportation et de l’internement pour faits de Résistance (1955)
- Certificat de service britannique (1946)
- Medal of Freedom - U.S.A (1947)

En son hommage, la ville de Brest attribue son nom à la place qui entoure l’église Saint-Martin. Son nom est également rappelé à côté de la tombe où repose son épouse Marie, dans le cimetière proche.

Publiée le , par BRUN, mise à jour

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Portfolio

Photo de famille à Creac’h Gwen en Porspoder (1942)
De gauche à droite au premier plan : Marie Gillet (née Maistre), Maurice Gillet, Alix Gillet tenant Maggy Gillet dans ses bras. Entre Maurice et Alix, au 2° plan : Amélie Simottel.
Crédit photo : Famille Gillet-Brun - Tous droits réservés
Portrait de Maurice Gillet conservé par le S.D.

Sources - Liens

  • Famille Gillet-Brun, iconographie et archives personnelles.
  • Rapport du S.D de Rennes (23/05/1944).
  • Rapport du S.D de Strasbourg (02/08/1944).
  • Ordre de la Libération, registre des médaillés de la Résistance française.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de Résistance de Maurice Gillet (GR 16 P 255811).
  • Service historique de la Défense de Caen, dossier d’attribution de la mention Mort pour la France à Maurice Gillet (AC 21 P 193022).
  • Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, main-courante (1322 W).
  • Association Amicale Alliance, Mémorial de l’Alliance - dédié aux 432 membres d’un Service de Renseignements militaires, morts pour la France sous l’Occupation allemande, 1940-1945, à compte d’auteur, 1948.
  • BOLLORÉ Gwenn-Aël, Nous étions 177, éditions France-Empire, Montrouge, 1964.
  • FOURCADE Marie-Madeleine, L’Arche de Noé, éditions Fayard, 1968.
  • COINTET Michèle, Marie-Madeleine Fourcade, un chef de la Résistance, éditions Perrin, 2006.
  • BRUN Bernard, Marie Maistre et Maurice Gillet, à compte d’auteur, 2018.

Remerciement à Françoise Omnes pour la relecture de cette notice.

Notes

[1Tonkin, Anam, Cochinchine, Chine, Cambodge, Maroc

[2Appelé chronologiquement Croisade, puis Kul et surnommé l’Arche de Noé

[3Nous étions 177, éditions France-Empire, Montrouge, 1964.

[4Parvenu en Angleterre, il intègrera l’école des des cadets de la France Libre

[5FOURCADE Marie-Madeleine, L’Arche de Noé, éditions Fayard, 1968, page 341.

[6BOLLORÉ Gwenn-Aël, Nous étions 177, éditions France-Empire, Montrouge, 1964.

[7BOLLORÉ Gwenn-Aël, Nous étions 177, éditions France-Empire, Montrouge, 1964, pages 63-64 et 461.