P.C.F

Parti Communiste Français clandestin

Sous l’occupation, le Parti Communiste Français (P.C.F) poursuit son militantisme dans la clandestinité depuis son interdiction en 1939 à la suite du pacte germano-soviétique. Amoindri par les défections internes suite au pacte, la Mobilisation générale puis les prisonniers de guerre et les arrestations ou internement administratifs de ses militants, le P.C.F clandestin aborde l’occupation comme le reste de la France, de manière fébrile. Si le parti ne prêche pas la lutte ouverte contre l’occupant, préférant une lutte des classes et contre le fascisme en général, il montre rapidement son opposition au Régime de Vichy mais également à la France Libre de De Gaulle. Cependant, dans certaines cellules locales, des actions sont menées de manière sporadiques et non organisées, contre l’armée d’occupation allemande. En octobre 1940, le P.C.F met en place l’Organisation Spéciale (O.S). Cette structure s’implante à Brest dans les premiers jours de janvier 1941, grâce à Robert Ballanger.

En mai 1941, dans une politique d’ouverture vers les milieux non communistes, est crée par le P.C.F le mouvement de résistance intellectuelle du Front National de Lutte pour la Libération et l’Indépendance de la France (F.N) avec comme objectif la lutte pour la libération nationale. Il est recommandé aux cellules de se rapprocher de tout ceux qui veulent lutter, à l’exception des traîtres, capitulards et gaullistes. Ce mouvement s’instaure à Brest à la fin du mois de mai 1941 mais comme partout en France, il ne prend pas et rares sont les nouvelles recrues non issues des rangs communistes. L’attaque allemande sur l’U.R.S.S en juin 1941, met fin à l’ambivalence ambiante dans les rangs communistes. Dès le mois suivant, la lutte armée est demandée par Moscou au P.C.F, qui met alors progressivement en place sa branche armée. Tout d’abord en s’appuyant sur les effectifs de ses groupes communistes O.S, qui évoluent début 1942 en Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P), puis en s’ouvrant à tous les français voulant lutter activement contre les allemands et les collaborateurs à compter d’avril 1942.

En Janvier 1943, le F.N suit la tendance hégémonique à regrouper les patriotes et s’ouvre nationalement à tous. Ces ouvertures des deux pôles (action et propagande) de la Résistance communiste, permettent de rallier d’anciens ou nouveaux sympathisants. Permettant au P.C.F, malgré les nombreuses arrestations, de maintenir une activité clandestine jusqu’à la Libération. A Brest, Les années 1943 et 1944 sont complexes tant la pression répressive est mise sur les résistants communistes. Les actions se poursuivent en ville tout en se déplaçant dans les faubourgs de la cité du Ponant. C’est aussi le moment de la création de maquis pour les résistants communistes. L’apparition des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I) en 1944 signe le rapprochement théorique des communistes, gaullistes, giraudistes mais dans la réalité, les tensions resteront fortes et les F.T.P accepteront, après le débarquement, de se placer sous les ordres des F.F.I mais demanderont à conserver leur relative autonomie d’actions. Certains éléments refuseront cependant toute alliance avec les F.F.I et se dilueront dans diverses unités F.T.P pour les combats de la Libération en août et septembre 1944.

Présentation rédigée par Gildas Priol, le 2 octobre 2020.