C.N.D - Castille

Réseau Confrérie Notre-Dame, devenu C.N.D - Castille en novembre 1943
[1940 - 1944]

Ce réseau national s’implante à Brest en 1940 par deux branches grâce à Gilbert Renault, alias Rémy, envoyé par le Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) de la France Libre à Londres. Le but de ce réseau est initialement axé sur la couverture de la façade Atlantique afin de récupérer des informations d’ordre militaire sur les troupes allemandes. Il finira par s’étendre à presque toute la France occupée.

Branche 1 - Groupe Elie (1940 - 1941)
C’est par l’intermédiaire d’une connaissance commune que Gilbert Renault contacte à Brest René Drouin en novembre 1940. Celui-ci est depuis peu le chef militaire du groupe Elie. Bien que ce groupe ne soit qu’implanté localement, les résistants souhaitent diversifier leurs activités clandestines. C’est dans cette perspective d’échanges entre Londres et Brest que le groupe va agir, notamment en offrant à Gilbert Renault une carte de la cité du Ponant avec les positions des troupes allemandes minutieusement renseignées.

Branche 2 - Jean Philippon (1941 - 1942)
Encore une fois, grâce à une connaissance commune, Gilbert Renault revient à Brest et double sa source d’information. Il contacte cette fois le Lieutenant de Vaisseau Jean Philippon, ancien sous-marinier n’ayant pu évacuer en juin 1940, qui travaille désormais dans l’arsenal à une tâche subalterne. Méfiant au début, Jean Philippon va fournir rapidement de précieuses informations sur les croiseurs lourds et croiseurs de bataille allemands basés à Brest.

Le démantèlement du groupe Elie entre mai et juillet 1941 et la mutation de Jean Philippon à Toulon en février 1942 et de René Berthon en mai 1942, mettent un terme aux activités du réseau Confrérie Notre-Dame à Brest. Après quelques mois de sommeil, le réseau est réactivité grâce à Raymond Vaurette, qui implante une nouvelle branche dans l’arsenal et au port de commerce.

Branche 3 - Groupe Golhen-Garbes (1942 - 1944)
En 1942 la base sous-marine de Brest est désormais totalement opérationnelle et l’activité de la Kriegsmarine se renforce. Gilbert Renault envoie donc son agent de Saint-Brieuc, Raymond Vaurette, dans la cité du Ponant. Il parvient à rallier à la cause de la résistance du personnel de l’arsenal.

Présentation rédigée par Gildas Priol, le 12 décembre 2019.