ELIE Louis

Louis Elie travaille comme coursier dès l’âge de 10 ans. Il multiplie les emplois jusqu’à ses 18 ans avant un passage dans la Marine Nationale. Il y apprend à lire et à écrire. Il réside au 90 rue Jean-Jaurès et achète son premier camion en 1933, il devient alors entrepreneur de transports. Sympathisant du Parti Social Français (P.S.F), il fait également partie de la Défense Passive et du patronage Saint-Martin. Depuis 1929 il est marié à Blanche De Clerck, ensemble ils adoptent Maurice De Clerck, le petit-neveu.

Influencé par les discours de De Gaulle à la radio, il décide d’entrer en résistance dès 1940 et fonde un groupe avec ses amis et connaissances. Il recrute : Georges Bernard, Louis Stephan, Henri Auffret, Lucien Gouez, Jean Pronost, Joseph Prigent, Albert Muller, René Gourvennec, François Quéméner, René Istin, Roger Ogor et Victor Gourmelon. Il s’adjoint également les services de René Drouin comme chef militaire et du gendarme Joseph Grannec de Ploudalmézeau.

Autodidacte dans la résistance, il achète des armes et en fait récupérer d’autres par les membres de son groupe. Il prône une lutte franche et directe, comme par exemple le 1er janvier 1941 où il participe à l’exécution des deux allemands dans la rue Kerfautras. Le 28 février il distribue les armes pour l’attaque de la batterie D.C.A allemande de la rue Carnot. Le 18 mars il participe à l’évasion de 9 personnes de la prison de Pontaniou vers 21 heures. Il aurait également participé à un attentat sur l’hôtel Continental ; à ce jour cette dernière opération est sujette à caution.

Le 15 mai 1941, il est arrêté à son domicile vers 13h30 alors qu’il est avec Paulette Abarnou, la sœur d’Alice et Joseph. Maltraité lors de son arrestation, les allemands lui brisent les deux jambes.

Durant l’instruction de son dossier par la justice allemande, il annonce avoir 6 000 partisans sous ses ordres. La police militaire estime que son groupe représente environ une centaine de sympathisants, ce qui est déjà colossal en 1940/41.

Son procès et celui de la trentaine de membres arrêtés de son groupe, se déroule en novembre 1941. Pour Louis Elie et dix de ses compagnons, le verdict est sans appel, ils sont condamnés à mort et fusillés au Mont Valérien dans la région parisienne le 10 décembre 1941.

A titre posthume, il reçoit la médaille de la Résistance en 1955.

La sépulture de Louis Elie se trouve au cimetière de Saint-Martin à Brest [Carré D, Rang 7, Tombe 18]

Publiée le , par Edi Sizun, Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Famille De Clerck = Documents personnels & iconographie
  2. Livre J’avais des camarades, de François Broc’h alias Florette, éditions du Télégramme, 1949
  3. Fondation de la Résistance (Paris) = Liste nominative des Résistants du Finistère
  4. S.H.D Vincennes = Dossier Tribunal groupe ELIE - 25 P 16344
  5. S.H.D Vincennes (dossier résistance) = GR 16 P 208664
  6. S.H.D Caen (dossier M.P.L.F) = 21 P 447 297
  7. Brest Métropole = Service de gestion des cimetières
  8. Ordre de la Libération = Fichier des médaillés de la Résistance

Télécharger au format PDF