CADIOU Georges

Georges Paul René Cadiou exerce après ses études la profession de tapissier et réside à Brest, au 54 rue Kéravel. Il épouse Yvette Mançon (1916-1967), le 2 mars 1936 à Brest et de cette union naissent quatre enfants, entre 1936 et 1942. La famille emménage alors au numéro 5 de la rue Marché Kéravel. L’année de son mariage, Georges Cadiou et son frère aîné Albert intègrent la cellule de Kéravel du Parti Communiste Français (P.C.F). Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Georges Cadiou est mobilisé comme soldat de 2ème classe au 35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (35e R.A.D) à Vannes. Il passe la Drôle de guerre sur le front et participe à la Campagne de France. Parvenu à ne pas être capturé par l’ennemi malgré les lourdes pertes de son unité, Georges Cadiou est démobilisé en juillet 1940, lui permettant de regagner Brest.

Probablement entré en Résistance en 1941, Georges Cadiou participe aux collages d’affiches et à la distribution de tracts de son parti clandestin et du Front National (F.N). Georges Cadiou contribue également à la collecte de fonds pour le Secours Populaire clandestin à partir d’août 1941. Dans le second semestre de l’année 1941, il aurait dissimulé pour son neveu, Jean Kerautret, des armes, munitions et explosifs. Georges Cadiou intègre les Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P) lors de leur implantation à Brest courant 1942. Fin août 1941, son neveu Jean Kerautret est arrêté puis le 3 octobre 1942, c’est au tour de son frère Albert Cadiou d’être appréhendé. Georges Cadiou est pour sa part alpagué le 5 octobre 1942.

D’abord interné au château de Brest, lieu de détention des prisonniers d’obédience communiste, il est transféré le 19 janvier 1943 vers Compiègne. De là, il est déporté en Allemagne le 24 janvier 1943. Dans ce convoi, outre son frère Albert, l’on retrouve plusieurs résistants brestois : Georges Abalain, Jean Ansquer, Pierre Berthelot, Louis Chitre, Jean Jannin, François Joncourt et Thénénan Monot. À son arrivée au Konzentrationslager de Sachsenhausen, Georges Cadiou reçoit le matricule 58726. Trois semaines après son arrivée, il tente de s’évader mais échoue. La sanction est immédiate, Georges Cadiou est abattu par un S.S., le 13 février 1943.

Pour son engament clandestin, Georges Cadiou reçoit à titre posthume la médaille de la Résistance française en 1958.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Archives municipales de Brest, registres d’état civil (1E250 & 2E176) et fonds F.N.D.I.R.P (87S).
  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Georges Cadiou (1622 W).
  • Ordre de la Libération, Paris, registre des médaillés de la Résistance française.
  • Fondation pour la Mémoire de la Déportation, registre des déportés (I.74).
  • KERBAUL Eugène, 1270 militants du Finistère (1918-1945), à compte d’auteur, Paris, 1985.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Georges Cadiou (GR 16 P 99998) - Non consulté à ce jour.
  • Service historique de la Défense de Caen, dossier individuel d’Interné et déporté de Georges Cadiou (AC 21 P 432 301) - Non consulté à ce jour.