LE GALL Georges

Georges Marie Le Gall est le fils d’une femme au foyer et d’un marin de commerce. Dans la seconde moitié des années 1920, il sert comme sergent au 48ème Régiment d’infanterie (48e R.I) de Guingamp. Le jeune soldat épouse alors Louise Faudeil (1905-1953), le 4 février 1927 à Brest et de cette union naîtront trois enfants : André (1930-1964), Joseph (1931-2001) et Yvette (1933-2022). La famille s’établit au 54 rue Kéravel à Brest, chez sa belle-mère. Revenu à la vie civile, Georges Le Gall travaille désormais comme soudeur à l’Arsenal. Selon Eugène Kerbaul, l’ouvrier Georges Le Gall aurait adhéré au Parti communiste français (P.C.F) en 1936 ou 1937.

En âge d’être mobilisé à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, nous ignorons son parcours durant la guerre 1939-1940. Il est envisageable qu’il soit resté à son poste à l’arsenal de Brest, si il était référencé comme affecté spécial.

Ses actions de résistance sont mal connues ; Georges Le Gall aurait participé à la diffusion de la propagande clandestine du P.C.F et du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France (F.N). Versé aux Francs-tireurs et partisans (F.T.P), le soudeur Le Gall aurait réalisé de nombreuses actions contre l’occupant allemand. Ceci reste à étayer, Eugène Kerbaul employant régulièrement cette formule dans son ouvrage quand il ne peut citer d’exemple précis.

Lors de la rafle qui touche le milieu communiste brestois, Georges Le Gall est arrêté le 5 octobre 1942, par la police française car suspecté d’activité communiste. Interrogé, Georges Le Gall ne peut être confondu et aucune preuve tangible n’est relevée contre lui. Sur demande des autorités allemandes, il reste cependant interné durant plusieurs mois à Brest. En janvier 1943, avec d’autres suspects, il est transféré en région parisienne en vue d’être déporté en Allemagne.

Résistants brestois présents dans le convoi du 24 janvier 1943 :
- ABALAIN Georges (Sachsenhausen et Heinkel)
- ANSQUER Jean (Sachsenhausen)
- BERTHELOT Pierre (Sachsenhausen, Heinkel et Dachau)
- CADIOU Albert (Sachsenhausen)
- CADIOU Georges (Sachsenhausen) ✝
- CHITRE Louis (Sachsenhausen, Heinkel, Dachau et Augsburg) ✝
- JANNIN Jean (Sachsenhausen)
- JONCOURT François (Sachsenhausen, Heinkel, Buchenwald et Leipzig-Thekla)
- LE GALL Georges
- MONOT Thénénan (Sachsenhausen) ✝

Interné au K.L de Sachsenhausen, sous le matricule 58728, Georges Le Gall y restera jusqu’en avril 1945. Évacué du camp, il est libéré le 20 mai 1945.

De retour en France, il retrouve son emploi à l’arsenal, qu’il poursuivra jusqu’à sa retraite. Après guerre, il réside en baraque (B7), place de Bretagne à Lambézellec.

La sépulture de Georges Le Gall se trouve dans le cimetière de Lambézellec à Brest [Carré 13, Rang 7, Tombe 3]

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Archives municipales de Brest, registres d’état civil (5E110, 2E_158_016 et 11E_009_041), liste électorale de 1939 (1K91) et fonds F.N.D.I.R.P (87S).
  • Archives départementales du Finistère, rapport de police du 24 novembre 1942.
  • Fondation pour la Mémoire de la Déportation, registre des déportés (I.74).
  • KERBAUL Eugène, 1270 militants du Finistère (1918-1945), à compte d’auteur, Paris, 1985.
  • Brest métropole, service des cimetières - sépulture de Georges Le Gall.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de résistant de Georges Le Gall (GR 16 P 354764) - Non consulté à ce jour.