JANNIN Jean

Jean René François Marie Jannin est le fils d’une ménagère et d’un manœuvre. En 1928, il est adopté comme pupille de la nation. En âge d’être mobilisé à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, son activité est néanmoins inconnue durant la drôle de guerre et la débâcle de 1940. Sous l’occupation allemande, il travaille à Brest comme manœuvre et réside au 55 rue Kéravel.

Sa date d’entrée en résistance est également inconnue. Il a potentiellement été recruté par Jean Ansquer lors de la reconstitution d’un groupe de la Jeunesse Communiste. Jean Jannin œuvre clandestinement à la diffusion de la propagande du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France (F.N).

Début octobre 1942, une vague d’arrestations ébranle la résistance communiste en Bretagne et notamment à Brest. Jean Jannin n’est pas visé lors de ces premières arrestations. Mais deux semaines plus tard, le 16 octobre 1942, il est arrêté à Brest car suspecté d’activité communiste. Interrogé par la police française, il n’est pas relevé contre lui d’infraction probante. Jean Jannin reste néanmoins interné à Brest par ordre des autorités allemandes. Il est transféré en région parisienne à la mi janvier 1943 pour être interné quelques jours au camp de Compiègne, avant d’être déporté en Allemagne.

Résistants brestois présents dans le convoi du 24 janvier 1943 :
- ABALAIN Georges (Sachsenhausen et Heinkel)
- ANSQUER Jean (Sachsenhausen)
- CADIOU Albert (Sachsenhausen)
- CADIOU Georges (Sachsenhausen)
- CHITRE Louis (Sachsenhausen, Heinkel, Dachau et Augsburg)
- JANNIN Jean
- JONCOURT François (Sachsenhausen, Heinkel, Buchenwald et Leipzig-Thekla)
- MONOT Thénénan (Sachsenhausen)

Jean Jannin reçoit le matricule n°58732 à son arrivée au Konzentrationslager de Sachsenhausen, au nord de Berlin. Il y passe près d’un an et demi avant d’être libéré par l’armée soviétique en mai 1945.

Rapatrié en France, Jean Jannin part s’installer comme maçon à Vendôme dans le Loir-et-Cher.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Archives municipales de Brest, registre d’état-civil (5E/L12) et fonds F.N.D.I.R.P (87S).
  • Archives départementales du Finistère, rapport de police du 24 novembre 1942.
  • Fondation pour la mémoire de la Déportation, registre des déportés (I.74).
  • KERBAUL Eugène, 1270 militants du Finistère (1918-1945), à compte d’auteur, Paris, 1985.

Remerciements à Françoise Omnes pour la relecture de cette notice.