GOUEZ François

Jean François (prénom usuel) Marie Gouez est scolarisé jusqu’à ses onze ans puis il travaille comme travailleur agricole. Il arrive à Brest en 1935 et trouve un emploi dans une boulangerie. L’année suivante, il devient chauffeur-livreur pour le magasin de textile Simon et Ségalen, sis rue Turenne à Brest. Il réside au 90 rue Jean-Jaurès.

En septembre 1940, François Gouez intègre la résistance avec son frère Lucien grâce à Louis Élie, qui réside également à cette adresse. François participe à l’opération de récupération de matériels anglais à Brest en fin 1940. Pour cette tâche, il s’adjoint d’Yves Féroc, qu’il recrute pour l’occasion. Il participe à la tentative d’évasion de prisonniers français de la prison de Pontaniou, le 18 mars 1941.

Les agents de l’Aussenkommando Brest du Sicherheitspolizei-Kommando (S.D) l’arrêtent le 21 mai 1941. Il est d’abord interné à la prison du Bouguen à Brest puis transféré le 6 juillet 1941, en prévision de son jugement. Le procès commence à Paris, en novembre 1941, François Gouez est condamné à une peine de cinq années de réclusion, ce qui entraîne une déportation en Allemagne.

Résistants brestois présents dans le convoi du 19 janvier 1942 :
- BONNIOU Auguste (Karlsruhe, Rheinbach, Siegburg et Butzbach)
- CAROFF Jean (Karlsruhe, Rheinbach et Siegburg)
- COATÉVAL Jean (Karlsruhe, Rheinbach et Hameln)
- DROUIN René (Karlsruhe, Rheinbach et Siegburg)
- FÉROC Yves (Karlsruhe, Saarbrücken et Zweibrücken)
- GOUEZ François
- GOUEZ Lucien (Karlsruhe, Rheinbach, Kassel et Coswig)
- INIZAN Louis (Karlsruhe, Rheinbach, Siegburg et Köln)
- LE REST Robert (Karlsruhe, Rheinbach et Hameln)
- LE ROUX Maurice (Karlsruhe, Rheinbach et Siegburg)
- OLLIVIER Joseph (Karlsruhe, Rheinbach, Siegburg et Butzbach)
- PICART Yves (Karlsruhe, Rheinbach et Siegburg)
- POULIQUEN Jean (Karlsruhe, Rheinbach et Siegburg et Butzbach)
- ROIGNANT Hervé (Karlsruhe, Rheinbach et Siegburg)

François Gouez passe par les camps de Karlsruhe, Rheinbach, Siegburg, Butzbach et Rockenberg où il succombe des mauvais traitements. Enterrée au cimetière de Friedberg, sa dépouille est exhumée en 1949 pour être rapatriée à Brest.

À titre posthume en 1953, il reçoit le grade de sous-lieutenant. Il est également élevé au rang de chevalier de la Légion d’honneur et reçoit la médaille militaire, la Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil ainsi que la médaille de la Résistance française.

La sépulture de François Gouez se trouve dans le cimetière de Kerfautras à Brest [Carré 44, Rang 8, Tombe 21]

Nous cherchons à mettre un visage sur son histoire, si vous avez une photo de lui, n’hésitez pas à nous contacter.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Jean François Gouez (1622 W).
  • Ordre de la Libération,, registre des médaillés de la Résistance française (J.O du 25/08/1953).
  • Service Historique de la Défense de Vincennes, dossier Procès du Groupe Élie (GR 25 P 16344), aimablement transmis par Edi Sizun.
  • BROC’H François, J’avais des camarades, éditions Le Télégramme, 1949.
  • Fondation pour la mémoire de la Déportation, registre des déportés (I.22).
  • Arolsen archives, centre de documentation des persécutions nazies.
  • Brest métropole, Service des cimetières - sépulture de Jean François Gouez.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de résistant de Jean François Gouez (GR 16 P 264546) - Non consulté à ce jour.