MINS Alain

Alain Mins devance son service militaire et s’engage volontairement dans le 4e Hussards à Rambouillet de 1928 à 1931. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, Alain Mins reste à son poste et ne participe pas à la campagne de 1940.

En poste à la gendarmerie de Plabennec de septembre 1939, il est affecté en avril 1942 à la nouvelle brigade de gendarmerie qui s’ouvre à Saint-Pierre-Quilbignon. Cette brigade est ouverte pour assurer la surveillance de Plouzané et Locmaria-Plouzané. Mais le gros de leur activité sera la gestion de tous les individus travaillant à la base sous-marine allemande et notamment ceux logeant au fort Montbarey. C’est dans cette nouvelle brigade qu’Alain rencontre et sympathise avec Sébastien Ségalen avec qui il entre en résistance en août ou septembre 1943.

Alain intègre ainsi le mouvement de résistance Défense de la France par l’intermédiaire de Georges Dauriac. Dès lors, le gendarme et d’autres confrères du groupe Gendarmerie vont tout faire pour enrayer la machine de guerre allemande, en particulier sur les réquisitions des jeunes pour le S.T.O. Alain Mins participe également à la diffusion du journal clandestin du mouvement, fait office d’agent de liaison et aide à la création de faux papiers, notamment grâce à Gaby Labbe employé à la mairie de Saint-Pierre-Quilbignon. Avec les autres gendarmes, ils mènent des enquêtes sur les collaborateurs notoires et effectuent du repérage de sites pour d’éventuels coups-de-main. Au cours de son activité clandestine, il rencontre les résistants Julien Kervella, Yves Hily, Marcel Pirou et à partir de janvier 1944, Paul Dreyer du réseau Ronsard. A ce dernier, il procure un pistolet automatique et des cartouches quand celui-ci est menacé d’être arrêté fin mai 1944.

Courant juin 1944, Marie Hily fait appelle à ses services pour savoir ce qu’est advenu de son époux Yves Hily. Le gendarme se renseigne et obtient la confirmation que l’intéressé, et ses camarades Julien Kervella et de Gaston Viaron, ont été extraits de la prison de Pontaniou vers 4 heures du matin pour être fusillés.

A l’approche de l’insurrection en 1944, Alain Mins intègre le groupement cantonal Marcel Boucher dirigé par Marcel Pirou. Les arrestations en chaîne dans le groupe Action Directe fin mai 1944 et la traque intensive jusqu’à mi juillet par les services de sécurité allemands, poussent Alain Mins à quitter Brest et se mettre au vert auprès de sa famille à Sizun. Lors des combats de la Libération, il intègre une unité F.F.I dans le secteur de Sizun et à l’issue des combats, reprend son service dans la gendarmerie.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Télécharger au format PDF

Sources - Liens

  1. Archives de Brest, fonds Défense de la France (51 S).
  2. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance d’Alain Mins (1622 W).
  3. La Dépêche de Brest, édition du 19 avril 1942.
  4. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel d’Alain Mins (GR 16 P 420748) - Non consulté à ce jour.

Remerciement à Françoise Omnes pour la relecture.