DOUGUET Roger

Roger Douguet effectue sa scolarité à l’école de Kérinou en Lambézellec avant d’être admis à l’école primaire supérieure de la place Wilson à Brest. Il semble poursuivre ses études à l’école pratique d’industrie et de commerce de Brest. Il y suit une formation d’ajusteur tourneur. Dans sa promotion se trouve également Paul Coat. Trop jeune pour être mobilisé à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, Roger Douguet travaille d’abord dans une forge. Sous l’occupation allemande, il travaille à l’arsenal de Brest, à la construction de la base sous-marine allemande de Laninon. Sur son temps libre, Roger Douguet s’investit au sein de la Défense passive (D.P) pour porter secours aux habitants de Lambézellec lors des périodes de bombardements anglo-américains.

En août 1944, les combats autour de Brest déclenchent l’évacuation totale de la ville. Roger Douguet se réfugie dans la région de Saint-Renan et ne tarde pas à se porter volontaire auprès des Forces françaises de l’intérieur (F.F.I) pour participer aux combats. Il est alors versé au 2ème Groupe de la 1ère Section de la Compagnie F.F.I de Saint-Renan.

Composition de son groupe de combat :
- APPÉRÉ François
- DOUGUET Roger
- GOARDON Yves
- LE DREFF Henri
- LE GALL François
- LE ROY Pierre (Chef de groupe)
- LÉAUSTIC Pierre
- MÉVEL Jean
- PETTON François
- PETTON Jean
- QUÉRÉ Henri

Avec son unité, Roger Douguet participe aux combats dans la région de Lanrivoaré, Saint-Renan, Locmaria-Plouzané et Plougonvelin. Il contribue à la Libération de ces communes ainsi qu’à la réduction de la poche allemande du Conquet jusqu’au 10 septembre 1944. Il reste en poste jusqu’à la dissolution des unités F.F.I en fin septembre 1944. Il est ensuite versé un temps au Bataillon F.F.I de sécurité.

Après son service militaire, il retourne à la vie civile pour travailler avec son premier employeur. Roger Douguet épouse Marie-Louise Guianvarch (1929-2014) en 1949 à Bohars et de cette union naîtront deux enfants. Bien plus tard, Roger Douguet se met à son compte comme Ferronier d’art à Bohars en 1962. Il prend sa retraite dans la première moitié des années 1980.