GANDIN Claude

Claude Albert Gandin est charpentier pour l’entreprise Le Coq et réside au 105 rue Jean-Jaurès.

Il entre en résistance en janvier 1944. Il intègre le groupe Action Directe, corps-franc du mouvement Défense de la France. Il participe à plusieurs coups de main dont celui du 11 février 1944 contre la firme Wendel de l’organisation Todt. Suite à plusieurs arrestations de résistants du groupe, certains brestois se mettent au vert et quittent la ville.

C’est le cas de Claude Gandin qui prend le train patate le 17 mars 1944 en direction de Lesneven avec Francis Beauvais, Guy Hennebaut et Jean Morvan. De là, l’équipe de fugitifs se rend à Guisseny pour percevoir des faux papiers d’identités auprès de Jean Broc’h avant de trouver refuge au château de Penmarc’h en Saint-Frégant. Guy et Claude logeront au dessus de l’étable. Avec cette équipe il participe à la tentative de vol de tickets d’alimentation à la gare de Landerneau le 26 mars. Après un mois dans la campagne, les résistants reviennent à Brest pour reprendre la lutte. Mais le 23 avril 1944, lors d’une rafle aux environs du stade Menez Paul Gandin est reconnu par Alice David, agent du S.D allemand de l’Aussenkommando de Brest, et immédiatement appréhendé. Il est alors accusé d’avoir volé des armes aux allemands.

Jugé et condamné à une peine d’internement, Claude Gandin est déporté. Il quitte la France par Belfort à bord d’un convoi ferroviaire, dans lequel se trouve un autre résistant du groupe Action Directe : Eugène Le Bras. Arrivés le 26 août 1944 au camp du Struthof (KL Natzweiler), ils n’y restent que peu de temps. Assez pour que l’on leur attribue un matricule, le 23896 pour Claude et le 23893 pour Eugène. Au 31 août, l’évacuation générale du camp est ordonnée. Tous les déportés sont transférés entre le 1er et 4 septembre vers Dachau. Ils y passent une journée avant d’être de nouveau transférés vers le camp d’Allach, situé à 8 kilomètres de Dachau. Claude y contracte une maladie et décède d’une méningite tuberculeuse le 5 mars 1945.

A titre posthume, pour ses actions dans la clandestinité, il reçoit la médaille de la Résistance française en 1955. Il est également décoré de la médaille Militaire et de la Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile de vermeil.

Sur la sépulture [1] familiale Gandin-Le Roux, au cimetière de Lambézellec, est inscrit le nom de Claude Gandin. Nous ignorons cependant si c’est en son souvenir où si la dépouille mortelle a pu être rapatriée d’Allemagne.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Portfolio

Certificat de décès
Arolsen Archives

Sources - Liens

Remerciement à Monique Herrou pour l’aide à la rédaction de cette fiche.

  • Archives municipales de Brest, fonds Défense de la France (51 S).
  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Claude Gandin (1622 W).
  • Ordre de la Libération, Paris, registre des médaillés de la Résistance française.
  • Fondation pour la Mémoire de la Déportation, registre des déportés (I.273).
  • Arolsen Archives, archives numérisées en ligne.
  • Brest métropole, service des cimetières - sépulture de Claude Gandin.
  • BROC’H Jean, J’avais des camarades, éditions Le Télégramme, 1949.
  • PICHAVANT René, Clandestins d’Iroise - Tome 4, éditions Morgane, 1988.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de Claude Gandin (GR 16 P 241562) - Non consulté à ce jour.
  • Service historique de la Défense de Caen, dossier d’attribution de la mention Mort pour la France à Claude Gandin (AC 21 P 453 342) - Non consulté à ce jour.

Notes

[1Carré 11 Rang 05 Tombe 20.