MULLER Albert

Albert Muller est scolarisé jusqu’à ses 14 ans puis apprend le métier d’électricien. Il travaille à l’arsenal de Brest et réside au 139 rue Jean-Jaurès. Militant à la C.F.T et membre du patronage du quartier de Saint-Martin.

Sympathisant à la cause Gaulliste, il est informé par Joseph Prigent, un ami de longue date, qu’un groupe de résistant se crée à Brest. Il donne son accord de principe à son ami avant de rencontrer Louis Elie, qui le recrute officiellement. A son tour, Albert Muller recrute plusieurs résistants : Louis Inizan, Georges Bernard et François Quemener.

Le 1er janvier 1941 il participe à l’exécution de deux allemands dans la rue Kerfautras avec Henri Auffret, Georges Bernard et Louis Elie. Il participe également le 28 Février à l’attaque loupée de la batterie D.C.A près de la rue Lazare-Carnot. Il est encore présent lors de l’évasion de 9 personnes de Pontaniou le 18 Mars vers 21 heures. Il aurait également participé à un attentat sur l’hôtel continental le 4 avril ; à ce jour cette dernière opération est sujet à caution. Albert Muller participe également au coup de main contre le café situé à l’angle des rues Duret et Navarin.

Le 28 avril 1941, il participe au coup de main contre le restaurant de Mme Grovel au 3 rue Louis-Blanc. Lors de l’attaque, Albert reçoit une balle de révolver au niveau des reins, la blessure est sérieuse. Alertée, la police française se rend sur les lieux et trouve le résistant blessé dans la rue Yves-Collet, près de l’entrée du cimetière. Vers 22h30 il est transporté par la police française à l’hôpital Maritime. C’est le docteur de la Marnière qui l’opère dans la nuit de son arrivée. Quelques jours après il regagne son domicile en ambulance.

Il est arrêté à son domicile par les agents de l’Aussenkommando du S.D de Brest le 9 mai 1941.

D’abord interné à la prison du Bouguen, il est transféré pour le procès du groupe Elie à Fresnes en région parisienne. Il est condamné à mort et fusillés le 10 décembre 1941 au Mont-Valérien avec dix autres résistants du groupe.

A titre posthume, il reçoit la médaille de la Résistance en 1958.

La sépulture d’Albert Muller se trouve dans le cimetière de Saint-Martin à Brest [Carré 20, Rang 7, Tombe 15]

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Ordre de la Libération = Fichier des médaillés de la Résistance
  2. Fondation de la Résistance (Paris) = Liste nominative des Résistants du Finistère
  3. Archives de Brest = Rapport journalier de la Police
  4. Brest Métropole = Service cimetière
  5. S.H.D Vincennes = Dossier Tribunal groupe ELIE - 25 P 16344
  6. S.H.D Vincennes (dossier résistance) = GR 16 P 436790
  7. Livre "J’avais des camarades" par François BROC’H alias Florette, éditions du Télégramme, 1949

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