ARGOUARC’H Lucien

Lucien Etienne Argouarc’h travaille à l’arsenal de Brest comme ouvrier. Il adhère au Parti Communiste Français (P.C.F) en 1939. Après l’interdiction du parti, il reste fidèle aux idées communistes et participe à la restructuration clandestine du parti.

Selon Charles Cadiou, Lucien Argouarc’h entre en résistance dans l’Organisation Spéciale (O.S) au début de l’année 1941 dans son groupe de l’arsenal. Il participe à différents sabotages contre les installations industrielles. Le 26 mars 1942, il fait partie des nombreux résistants participant au sabotage coordonné des sous-stations électriques de l’arsenal. Lucien fait équipe avec Lucien Kerouanton et Pierre Corre pour détruire la sous-station de l’atelier à bois. Outre ces actions, Lucien Argouarc’h participe à la diffusion de tracts et de la presse clandestine du mouvement. Il aurait également recruté des patriotes pour grossir les rangs de la Résistance puis il est nommé chef d’un sous-groupe de l’arsenal en avril 1942 par Jules Lesven. Il bascule au Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P) à leur mise en place à Brest. La lutte se densifie et Lucien Argouarc’h participe à plusieurs attentats, notamment contre le Gasthaus de la rue Jean-Jaurès avec Paul Monot le 20 septembre 1942 à 0h30.

Le 7 octobre 1942, il est arrêté à Brest pour actes de franc-tireur. D’abord interné à Brest, il est transféré à la prison Jacques Cartier de Rennes et enfin à Fresnes. Il semble avoir été torturé lors des interrogatoires. Jugé le 28 août 1943 par le tribunal militaire allemand du Gross Paris, il est condamné à mort et fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien avec dix huit autres résistants communistes brestois.

A titre posthume, il est titulaire de la médaille Militaire. Lucien Argouarc’h est également cité à l’ordre de la Division, lui conférant la Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile d’argent en 1947 et il reçoit la médaille de la Résistance française en 1955. En 2017, un appel est lancé, via la presse, par l’association Brest44 et l’ANACR29 afin de retrouver son portrait, qui reste inconnu à ce jour.

Publiée le , par Edi Sizun, Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de résistant de Lucien Argouarc’h (GR 16 P 16744).
  2. Archives Municipales de Brest, fonds Mesures d’exception et faits de guerre (4 H 4-41 3).
  3. Ordre de la Libération, liste des médaillés de la Résistance française.
  4. Le Maitron, fiche biographique de Lucien Argouarc’h.
  5. KERBAUL Eugène, 1270 militants du Finistère (1918-1945), auto-édition, Paris, 1985.
  6. KERBAUL Eugène, Chronique d’une section communiste de province (Brest, janvier 1935 - janvier 1943), auto-édition, Paris, 1992.
  7. S.H.D de Caen, dossier individuel de Lucien Argouarc’h (AC 21 P 629061) - Non consulté à ce jour.

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