F.T.P Giloux

Bataillon Francs-Tireurs et Partisans Giloux

[1944]

Cette unité combattante prend le nom d’Yves Giloux, résistant communiste brestois arrêté au début 1943. C’est au premier semestre 1944, qu’Albert Yvinec parvient à retrouver quelques résistants brestois, réfugiés dans le centre Finistère. Ensemble ils prennent la direction de Plonevez-du-Faou et retrouvent au bois de Coat-Bihan plusieurs autres maquisards. De fin février 1944 à mai, ce groupe vivote et passe un temps dans les Cotes-du-Nord avant de revenir en juin dans le Finistère. Leur structure ne prend forme qu’avec l’apport d’armes prises à l’ennemi le 8 juin à Bolazec. Ils reçoivent l’ordre par le Triangle F.T.P départemental du Finistère, d’entrer en action sans tarder pour ralentir les convois allemands qui se dirigeraient vers la Normandie. Après maintes péripéties, il faudra attendre le parachutage dans la nuit du 14 au 15 juillet, grâce à l’équipe Jedburgh Giles, pour recevoir les armes sur le plateau de Saint-Maudez.

Rapidement, les volontaires affluent et une première compagnie est formée. Un second parachutage, le 21 juillet, permettra d’armer une seconde compagnie. Le Bataillon F.T.P Giloux devient ainsi réalité et comportera quatre compagnies de combat et près de 500 soldats. L’unité participe aux combats de libération dans le centre Finistère puis dans le sud de Morlaix. Le 20 août, le bataillon fait mouvement pour se porter devant la poche de Brest où il participe à la seconde phase de l’assaut, notamment à la réduction de la poche allemande de Crozon.

Présentation rédigée grâce aux écrits de Joël Le Bras, par Gildas Priol, le 12 février 2020.