BUREL Yves

Yves Marie Burel réside rue Quartier-Maître Bondon à Recouvrance et travaille à l’arsenal comme ajusteur mécanicien. Pour une raison que l’on ignore, il est congédié le 28 juillet 1941.

En 1942, il adhère au Parti Communiste Français (P.C.F). Il y diffuse la propagande et les journaux clandestins. Versé aux Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P) à leur instauration à Brest, il aurait pris part à de nombreuses actions contre l’occupant.

Après les arrestations dans le milieu de la Résistance communiste fin 1942 et début 1943, il parvient à ne pas être inquiété. Il se greffe au Groupe Giloux lors de sa formation courant 1943. Une partie de son groupe est arrêté par la Police française à la noël 1943. L’arrestation d’Yves Burel ne tarde pas non plus.

Témoignage de Pierre Sénéchal

Le dimanche 2 janvier 1944, vers vingt-deux heures trente, je me trouvais en compagnie de René Hascoët et d’un autre camarade nommé Burel, (Yves), de Recouvrance. Nous revenions du cinéma, lorsque nous avons vu sur le pont tournant, dit "Grand Pont de l’Arsenal", une douzaine d’agents de la police d’État qui effectuaient une raffle et fouillaient les gens. Avant d’arriver à ceux-ci j’ai jeté mon pistolet par dessus le pont pour m’en débarasser. J’ai été contrôlé, puis fouillé, mais comme je n’avais rien de compromettant sur moi, j’ai pu passer. Mon camarade Hascoët qui avait conservé son pistolet a été arrêté. Burel a également été arrêté quelques jours après sur les lieux de son travail par la police allemande.

Yves Burel est remis aux autorités allemandes puis interné dans un premier temps à Brest. Il est transféré à la prison de Vitré en Ille-et-Vilaine. Dans la nuit du 29 au 30 avril 1944, un groupe de 20 Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P) du Commandant Louis Pétri, dit Loulou, attaque la prison et parvient à libérer Yves Burel et 46 autres prisonniers, dont René Hascoët, Pierre Sénéchal et Jean Cabiten. Dans les jours qui suivent, il est recherché par les G.M.R et doit se cacher avec ses acolytes où il peut. Nous ignorons son activité à compter de son évasion.

Après guerre, il épouse Marie-Thérèse Tanguy le 19 octobre 1945 à Brest.

La sépulture de Yves Burel se trouve dans le cimetière de Recouvrance à Brest [Carré 7, Rang 9, Tombe 23]

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Portfolio

Avis de recherche d’Yves Burel après son évasion de prison
Musée de Bretagne

Sources - Liens

  1. Archives Municipales de Brest, registre d’état-civil (1E266).
  2. Musée de Bretagne, Rennes, circulaire de recherche d’évadés (990-32-439-3-U).
  3. Archives Départementales du Finistère, Quimper, rapport d’arrestation de Pierre Sénéchal.
  4. Brest Métropole, service des cimetières - sépulture d’Yves Burel.
  5. KERBAUL Eugène, 1270 militants du Finistère (1918-1945), auto-édition, Paris, 1985.
  6. KERBAUL Eugène, Cahier de mise à jour - 1485 militants du Finistère (1918-1945), auto-édition, Paris, 1986.
  7. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de Résistant d’Yves Burel (GR 16 P 97599) - Non consulté à ce jour.
  8. Service historique de la Défense (S.H.D) de Caen, dossier individuel d’Interné d’Yves Burel (AC 21 P 719691) - Non consulté à ce jour.