POUDOULEC Jean

Jean Marie Antoine Poudoulec réside dans le quartier de Toul Coq à Landerneau durant sa jeunesse. Son père travaille comme surveillant à l’usine Dior, quant à lui, il fait des études pour devenir électricien. Il est bientôt engagé à l’arsenal de Brest et sans trop s’éloigner de ses parents, il s’installe au 2 rue des Boucheries. Parmi les voisins de l’électricien, figure le préparateur en pharmacie Jean Saluden, avec qui il entretient une relation amicale puisque qu’ils épousent simultanément leurs compagnes le 9 mai 1928 à Landerneau. Pour sa part, Jean Poudoulec épouse la factrice Marie-Anne Perrot (1905-1981), elle aussi originaire du quartier de Toul Coq. Mobilisé à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale au 2ème Dépôt des Équipages de la Flotte à Brest, Jean Poudoulec est cependant classé comme affecté spécial en novembre 1939. Il regagne alors l’arsenal de Brest pour y reprendre son emploi. Après la débâcle de juin 1940, l’électricien est maintenu à son poste, et ce durant toute l’occupation allemande.

En janvier 1943, une réunion clandestine se déroule à son domicile. S’y trouvent deux militaires du 48ème Régiment d’infanterie : son beau-frère Henri Lambert (époux de Marie Perrot) et son voisin Marcel Briand. Ils sont accompagnés de deux jeunes n’ayant pas d’expérience militaire : Marcel Peucat et Jean Sizorn. Cette entrevue et celle qui a précédé la semaine passée, voient la création du Groupe Lambert. Pour sa part, Jean Poudoulec et son épouse mettent leur logement à disposition pour les réunions clandestines et les réfractaires, tout en servant de boîte aux lettres. Du matériel est ainsi déposé et mis à l’abri par le couple. À noter la venue de Daniel Trellu et Jean Moreau (1910-1944) du Comité militaire régional (C.M.R) des Francs-tireurs et partisans (F.T.P) du Finistère à leur domicile pour des réunions. L’électricien sert également d’agent de liaison entre Brest et Landerneau, notamment pour les tracts et journaux qu’il distribue à l’arsenal.

Après le démantèlement du Groupe Lambert en avril 1944, le parcours de Jean Poudoulec est méconnu.

Après guerre, il déménage non loin, au 23 rue des Boucheries tout en poursuivant sa carrière à l’arsenal de Brest.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Télécharger au format PDF

Sources - Liens

  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Jean Poudoulec (1622 W).
  • La Dépêche de Brest, éditions du 19 avril 1928, 15 mai 1928 et 26 février 1932.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Jean Poudoulec (GR 16 P 487789) - Non consulté à ce jour.