FOUCHARD Léonie

Marie Léonie (prénom usuel) Catherine Angélique Boulaire est la sœur d’Andrée Boulaire. Comptable de profession à Brest, elle a un fils, Jacques né en 1923.

Sous l’occupation, son fils fait des études à Paris et entre en résistance dans le mouvement Défense de la France (D.F). Il fournit à Jean Senellier des contacts brestois pour l’implantation de la diffusion du journal clandestin du mouvement. Ce dernier vient à Brest en avril 1943 et se met en relation avec Léonie, sa sœur Andrée et Simone Le Saout. Les trois femmes sont d’accord et stockent chez elles les premiers exemplaires qui arrivent désormais chaque mois.

Léonie de son côté recrute François Rupin en juin 1943 pour la diffusion du journal. Son fils lui place également sous ses ordres Marie Foll et rapidement, Léonie fournit une assistance au groupe Action Directe. La maison devient ainsi le lieu de réunion et d’hébergement de plusieurs résistants. Enfin, elle sert également d’agent de liaison entre les groupes. Son activité durant le siège de la ville en août et septembre 1944 ne nous est pas connue.

À l’issue de la guerre, elle épouse l’entrepreneur de travaux publics Charles Fouchard, le 24 décembre 1949 à Brest. Pour son action dans la Résistance, elle reçoit la médaille de la Reconnaissance françaises, échelon bronze, en 1950.

La sépulture de Marie Léonie Fouchard se trouve dans le cimetière de Saint-Martin à Brest [Carré 22, Rang 4, Tombe 21]

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Famille Camus, iconographie et informations.
  • Archives municipales de Brest, registre d’état-civil (3E421 et 3E446) et fonds Défense de la France (51S).
  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattante volontaire de la résistance de Marie Boulaire-Fouchard (1622 W).
  • Brest métropole, service des cimetières - sépulture de Marie Léonie Fouchard.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de résistante de Marie Boulaire-Fouchard (GR 16 P 79392) - Non consulté à ce jour.

Remerciement à Françoise Omnes pour la relecture.