Jean Paul Roudaut est incorporé dans la Marine nationale lors de la Guerre 1939-1940. Il n’est pas fait prisonnier à la débâcle et reste servir sous le drapeau en tant que quartier-maître. Affecté à Dakar, il quitte les rangs de la Marine en avril 1942 et se retire à Lesneven. De retour à la vie civile, il est requis dans le cadre du Service du travail obligatoire (S.T.O) pour partir travailler en Allemagne. Réfractaire à l’idée, Jean Roudaut se dissimule à Plouvien où il se fait embaucher chez Le Gall.
Approché par la Résistance locale en juillet 1943, il donne son adhésion théorique au groupement cantonal de Lesneven. Le premier mouvement du secteur ayant été démantelé au début du mois d’octobre, le jeune réfractaire s’affilie désormais par rattachement à Défense de la France (D.F). Il participe dès lors à la diffusion de la propagande contre l’occupant. Il aurait également saboté un camion allemand sur la place Le Flô à Lesneven. À la création de la Compagnie F.F.I de Lesneven, il est affecté au 1er Groupe. Jean Roudaut participe à la réception du parachutage d’armes au début du mois d’août 1944 avant d’entrer en action à l’insurrection générale.
Composition du groupe :
– ABAUTRET Eugène
– ABAUTRET Jean (Chef de groupe)
– ABAUTRET Léon
– ABAUTRET Pierre
– BÉCAM Paul
– CANN Guy
– CARO Laurent
– CROUTE Joseph
– GUÉGUEN Jean-Pierre
– JACOPIN Fernand
– LAVOCAT Marcel
– LE GALL Marcel
– LE MOAL Mathieu
– LÉOCAT Eugène
– MASSON Mathieu
– MOYSAN Jean
– ROUDAUT Jean
Avec son unité, Jean Roudaut participe aux opérations militaires de Libération du secteur de Lesneven avant d’être déployé plus à l’ouest, pour la réduction de la poche allemande du Conquet jusqu’au 10 septembre 1944.
Après guerre, il travaille est de retour dans la Marine nationale avec affectation à Brest. Il réside un temps en baraque à Lambézellec. Jean Roudaut épouse Élisa Coat (1915-2002), le 26 juin 1956 à Kernilis.
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