NICOLAS Jean

Jean Joseph Nicolas est le fils du chef de gare de Moustéru dans les Cotes-du-Nord. À la fin des années 30, il adhère au Parti communiste français (P.C.F).

Sa date d’entrée en Résistance n’est pas connue. Il participe cependant à la diffusion de la propagande en distribuant les tracts et journaux du Front national (F.N) et de son parti. Il rejoint également les rangs des Francs-tireurs et partisans (F.T.P) de son département. Repéré pour ses activités clandestines, Jean Nicolas quitte son secteur par mesure de sécurité et s’installe à Brest.

Sur place, il loge à l’hôtel L’Aigle d’Or, chez Claudette Cormault, elle même résistante et sympathisante du F.N. Son activité durant sa période brestoise est méconnue. Cependant, Jean Nicolas et d’autres camarades sont arrêtés, là encore pour des raisons inconnues. Il est interné à la prison de Pontaniou à Brest d’où il parvient à s’évader le 25 octobre 1943, avec six autres détenus, dont Jean Hénaff et Joseph Gautier. Cette évasion pu être réalisée grâce à Claudette Cormault et sa belle-soeur Denise Le Cars. Ces dernières ayant apporté du matériel nécessaire pour une tentative d’évasion.

Fugitif, Jean Nicolas repasse dans les Cotes-du-Nord et renoue contacts avec les résistants de son secteur. Il intègre le maquis Tito qui ne tarde pas à former une compagnie de combat dans le courant 1944. Au moment du débarquement des alliés en Normandie, en juin 1944, des parachutistes S.A.S sont largués dans la région de Duault pour mener à bien des opérations de sabotages visant à contrarier les renforts allemands venant de Bretagne. Jean Nicolas ainsi qu’une trentaine d’hommes de son unité se mettent en relation avec ses parachutistes. Le 12 juin 1944, les troupes d’occupation passent à l’attaque de la forêt de Duault et parmi les victimes tombés ce jour là au combat, figure Jean Nicolas.

En sa mémoire, son nom figure sur la stèle de Croas-Leitour et le monument aux morts de Moustéru où il vivait. Son nom figure également sur le vitrail commémoratif de l’église Saint-Maudez et sur le monument de Kerhamon à Duault.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Portfolio

Monument de Kerhamon à Duault
Crédit photo : Binche pour Wikiwand (2003)
Stèle de Croas-Leitour à Moustéru
Crédit photo : Google Map

Sources - Liens

  • Comité pour l’étude de la Résistance populaire dans les Côtes-du-Nord (CERP22).
  • Le Maitron, notice biographique de Jean Nicolas.
  • KERBAUL Eugène, 1270 militants du Finistère (1918-1945), à compte d’auteur, Paris, 1985.
  • Le Télégramme, Duault. L’autre maquis qui fit barrage aux Allemands, 2004.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Jean Nicolas (GR 16 P 444265) - Non consulté à ce jour.
  • Service historique de la Défense de Caen, dossier d’attribution de la mention Mort pour la France à Jean Nicolas (AC 21 P 103858) - Non consulté à ce jour.