BATTARD-ROSSET André

André Joseph Georges Battard-Rosset se trouve en Afrique du Nord fin 1942. Il s’engage dans les Corps francs d’Afrique (C.F.A) le 8 décembre 1942. Avant la dissolution de cette unité, il intègre les rangs des Forces françaises libres (F.F.L) le 23 mai 1943. Le jeune parisien est ensuite envoyé à la mi juin 1943 à Kairouan, lieu de ralliement des volontaires gaullistes. André Battard-Rosset s’engage aux Forces aériennes françaises libres (F.A.F.L), sous le matricule n°40490. Il est alors sans tarder versé au 3ème Bataillon d’Infanterie de l’Air (3e B.I.A) dans la seconde partie du mois de juillet. Après quelques mois d’attente et d’instructions rudimentaires, les hommes de cette unité embarquent le 26 octobre 1943 sur le paquebot R.M.S Samaria à destination de l’Angleterre.

André Battard-Rosset foule les docks de Liverpool le 6 novembre 1943 et ne tarde pas à débuter son entraînement de parachutiste. Il est affecté à la 2ème Compagnie du 3e B.I.A et reçoit son brevet de parachutiste à Ringway fin janvier 1944. Il suit l’entrainement intensif avant d’être projeté sur le théâtre d’opération européen. C’est au sein du Stick n°4 de son unité, devenue 3ème Régiment de chasseurs parachutistes (3e R.C.P), qu’il est parachuté dans la nuit du 4 au 5 août 1944 au Nord de Brest dans le cadre de l’opération Derry.

Composition du stick n°4 :
- BATTARD-ROSSET André
- CHETCUTI Pierre
- DURAND Paul
- FOUILLET Paul
- GOURKOW Maurice (Chef du stick)
- PAULI Pierre
- ROGER Georges
- ROTENSTEIN Lucien
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Comportant trois volets, l’opération consiste au harcèlement des troupes allemandes au Nord de Brest (Derry I ), à la sécurisation du viaduc du Morlaix (Derry II ) et à la sécurisation du pont Albert-Louppe à Plougastel-Daoulas (Derry III ). Ceci afin de faciliter la progression de la 6th Armored Division américaine vers Brest. André Battard-Rosset, avec les S.A.S de son stick et très probablement en liaison avec le Stick n°7 du Sous-lieutenant Pierre Rosset, participent à diverses actions entre Plabennec et Gouesnou. Le contact est également noué avec les Forces françaises de l’intérieur (F.F.I) de Gouesnou, notamment avec Philippe Prédour. Le 7 août 1944, dans le but de déloger les observateurs allemands présents dans le clocher de Gouesnou, l’assaut est donné vers 13h30 par les S.A.S du Stick n°4 qui doivent rapidement battre en retraite devant la riposte à coups de grenades des allemands. Lors du repli, les S.A.S Lucien Rotenstein et Georges Roger sont mortellement touchés. Un civil est également tué ; le docteur Beaudet de Brest. Le stick poursuit encore quelques jours les combats dans le secteur avant d’être retiré du front.

À peine revenus de mission en Bretagne, André Battard-Rosset et ses camarades S.A.S sont parachutés dans le Doubs, dans le cadre de l’opération Abel, pour renforcer les F.F.I locaux. Fin septembre, les S.A.S sont mis au repos dans la région d’Épernay durant plusieurs mois. André Battard-Rosset semble nouer une forte relation avec une habitante du même âge que lui. À 25 ans, le sergent André Battard-Rosset est décoré de la médaille Militaire en janvier 1945. Renvoyé au combat, le parisien saute une troisième fois, cette fois en Hollande durant l’opération Amherst, en avril 1945.

Après guerre, il revient dans la région d’Épernay pour épouser Madeleine Delaire (1920-2003), le 14 septembre 1946 et de cette union naîtront deux enfants.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Archives de Paris, registres d’état civil (11N 399).
  • AFPSAS, Mémorial des parachutistes de FFL et SAS, notices historiques du 3ème B.I.A et des opérations Abel et Amherst.
  • FFLSAS, notice synthétique d’André Battard-Rosset.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier des Forces françaises libres d’André Battard-Rosset (GR 16 P 37131) - Non consulté à ce jour.

Remerciements à Françoise Omnes pour la relecture de cette notice.