THOMAS Francis

Francis Thomas travaille comme (apprenti ?) électricien à l’Arsenal de Brest sous l’occupation. À son poste, il côtoie Jean Le Nédellec avec qui il discute régulièrement de la situation du pays.

Vraisemblablement sympathisant à la cause, il est contacté fin septembre 1943 par Jean Coguiec pour venir renforcer l’effectif des Francs-tireurs et partisans (F.T.P) de Brest. Francis Thomas accepte et dans un premier temps, il lui est demandé de diffuser des tracts et coller des affiches pour la propagande anti-allemands. Le 6 novembre 1943, Francis Thomas est requis pour servir de guet pendant que le Groupe Giloux sabote la voie ferrée Brest-Quimper entre Le Relecq-Kerhuon et Landerneau. En fin d’année 1943 et dans les premiers jours de 1944, le Groupe Giloux est particulièrement touché par des arrestations. Les rescapés quittent la ville et prennent le maquis. Francis Thomas échappe aux arrestations et se fait discret.

Au printemps 1944, il reprend du service et participe au recrutement de volontaires pour la formation des unités combattantes de la Résistance. En avril 1944, Francis Thomas aurait transporté des armes et munitions entre diverses cachettes à Brest. De début à fin juin 1944, il héberge plusieurs résistants recherchés par les services de la sûreté allemande. C’est dans cette période précédent l’insurrection qu’il est amalgamé dans l’effectif du Groupement Georges-Bernard (Brest-Est). Ce rassemblement a pour but de mixer les différents groupes brestois pour former des compagnies de combat. Pour sa part, Francis Thomas doit intégrer la 5ème Compagnie - Koenig, qui restera théorique suite à l’évacuation totale de la ville de Brest et la dislocation des formations F.F.I.

Son activité en août et septembre 1944 est inconnue. Il aurait participé aux combats dans la région du Conquet et de Brest, sans que l’on puisse définir dans quelle unité.

Après guerre, Francis Thomas épouse Marcelle Prigent (1928-2015), le 30 avril 1948 à Crozon et de cette union, naîtra un enfant. Il poursuit sa carrière à l’Arsenal mais change de filière et devient dessinateur industriel. Pour son action clandestine, il reçoit par le Secrétait d’état aux forces armées, une lettre de remerciement en 1948.

La sépulture de Francis Thomas se trouve dans le cimetière de Recouvrance à Brest [Carré 10 Rang 07 Tombe 03]

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Francis Thomas (1622 W).
  • KERBAUL Eugène, 1270 militants du Finistère (1918-1945), à compte d’auteur, Paris, 1985.
  • LE BRAS Joël, Résistance de Brest-Est, non publié, 2007.
  • Brest métropole, service des cimetières - sépulture de Francis Thomas.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Francis Thomas (GR 16 P 569405) - Non consulté à ce jour.