GYSSELS Ghislain

Ghislain Gyssels est comme tous les sujets belges de son âge, contraint d’intégrer le Service du Travail Obligatoire (S.T.O). C’est dans ce cadre qu’il arrive à Brest, avec son cousin germain Guillaume Declerq, pour travailler dans l’organisation Todt au début de l’année 1943.

Il sympathise rapidement avec des brestois et devient réfractaire au S.T.O. Il intègre alors la résistance brestoise au sein du mouvement Défense de la France en juillet. Affecté au groupe Action Directe, sous les ordres d’André Daveau. Durant toute sa période de résistance, il sera hébergé par des français patriotes dont François Guennou, du 14 rue Thébault à Saint-Marc.

En avril 1944, il intègre les Forces Françaises de l’Intérieur, dans le groupement cantonal de Plabennec comme homme de troupe. Très actif, il contribue à l’organisation et au développement de l’unité combattante.

Resté en contact avec le corps-franc de Brest, il participe le 5 juillet 1944 à la tentative d’assassinat sur Julien Origas, l’interprète alsacien du S.D de Brest. L’affaire tourne mal, Guy Van de Weghe et Georges Hamon sont fait prisonniers.

La situation devenue trop dangereuse à Brest, Ghislain prend le maquis en août et dès lors se consacre à la compagnie F.F.I de Plabennec. Il prend part aux combats dans la région de Plabennec, notamment à Plouvien, puis au carrefour du Narret, de Bourg-Blanc et de Gouesnou jusqu’au 10 août 1944.

Le 16 août, lors d’une sortie de reconnaissance très périlleuse en avant de son poste de combat, près de la ferme de Kerbrat en Gouesnou, pour reconnaître la ligne ennemie, il trouve la mort, fauché par une rafale de balles allemandes. Son compagnon de patrouille, Marc Robert est blessé, il s’en sort après des soins reçus à Lesneven.

Inhumé au cimetière de Plabennec le lendemain, les honneurs militaires lui sont rendu. Le 22 mai 1945, les parents du jeune belge viennent se recueillir sur la tombe. Pour l’occasion, il est transféré dans un cercueil zingué en prévision de son rapatriement en Belgique qui aura lieu en août 1948.

Son nom est inscrit sur la plaque en hommage aux combattants, située au cimetière de Kerfautras