CORRE Paul

Paul Corre est gendarme à la brigade de Lambézellec, caserne de Pontanézen. Il y côtoie Lucas Gallic, qui le recrute en septembre 1943 dans le groupe Gendarmerie. Ce groupe de fonctionnaires se met à la disposition du groupe Action Directe, corps franc du mouvement Défense de la France.

Paul Corre devient alors agent de recrutement et de diffusion pour le journal clandestin du mouvement. Le gendarme s’adonne également à la récolte d’informations d’ordre militaire sur l’occupant, qu’il transmet à ses supérieurs dans la résistance. Il met du mauvais esprit à suivre les consignes de sa hiérarchie et tente d’enrayer, à son niveau, la machine de guerre allemande, notamment dans la recherche des jeunes requis pour le S.T.O. Il feint également de ne pas reconnaître les portraits que la Sûreté allemande lui présente lors d’enquête sur des résistants.

Le 17 avril 1944, la traque des résistants s’intensifient, il est requis par sa hiérarchie pour participer à la recherche de maquis dans la région de Guingamp. Il manigance pour ne pas y aller mais trois jours plus tard, il est missionné cette fois pour aller dans la région de Gouarec dans les Cotes-du-Nord. Sachant qu’il ne peut éternellement se soustraire à sa mission sans être lui même inquiété, il devance les problèmes et prend le maquis dans sa région natale de Plouescat.

Là-bas, il ne tarde pas à entrer en contact avec la résistance locale et se mettre sous les ordres du Lieutenant Barach, responsable cantonal des F.F.I. Le gendarme aide à la création de la Compagnie F.F.I de Plouescat en effectuant plusieurs recrutements. Il participe au parachutage d’armes début août et le 4 il est affecté comme agent de liaison motocycliste. Il assure cette mission jusqu’à la fin du siège de Brest en septembre 1944. A l’issue des combats, il réintègre la gendarmerie.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Archives de Brest, fonds Défense de la France (51 S).
  2. Archives F.F.I de l’arrondissement de Brest.

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