ABHERVÉ Jean

Jean François Abhervé fait son service militaire au sein du 505ème Régiment de Chars de Combat (R.C.C). Il épouse Françoise Le Menn le 20 janvier 1928 à Brest. De cette union naîtront trois enfants. Il travaille comme peintre à l’arsenal de Brest et à l’instauration des services de la Défense Passive, il s’y engage comme pompier. Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il n’est pas mobilisé sur le front car requis à l’arsenal de Brest comme affecté spécial.

Il entre en Résistance en juillet 1942 au sein du réseau Confrérie Notre-Dame comme agent de renseignement et de liaison. Son recruteur est probablement son supérieur dans le corps des pompiers de la ville de Brest, Raymond Palu. Il est cependant à Brest durant le siège de la ville et oeuvre au service de renseignement du 2ème Bureau F.F.I de Brest avec Jean Mazé et Raymond Palu. Il déclare avoir traversé 17 fois les lignes de combat pour fournir les renseignements durant les 42 jours de combat que dureront le siège.

Après guerre, son logement ayant été détruit, il loge avec sa famille en baraque sur l’Avenue Foch. Pour son engagement durant le conflit, il reçoit la Croix de Guerre 1939-1945 avec deux citations. La médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement. Il est promu Caporal des pompiers et se voit avancé d’un échelon sur sa solde à l’arsenal.

La sépulture de Jean Abhervé se trouve dans le cimetière de Saint-Martin à Brest [Carré 25 Rang 1 Tombe 24]

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Télécharger au format PDF

Sources - Liens

  1. Archives Municipales de Brest, registre d’état civil (1E231).
  2. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Jean Abhervé (1622 W).
  3. Amicale de C.N.D Castille, fiche de Jean Abhervé.
  4. Brest Métropole, service des cimetières - sépulture de Joseph Abarnou.
  5. Service Historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossiers administratifs de Jean Abhervé (GR 16 P 1571 et GR 28 P 4 38 282) - Non consultés à ce jour.

Remerciement à Françoise Omnes pour la relecture.