SALEZ Théodore

Théodore Victor Marie Salez est endeuillé très jeune par le décès de son père en 1934. Il travaille comme ouvrier-soudeur à l’arsenal de Brest et fait la connaissance de Marie Abarnou, une couturière au Grand Spernot, qu’il épouse le 19 mars 1938 à Lambézellec. Le couple réside au 8 rue Pierre Ozanne dans la maison familiale de Théodore. Syndicaliste C.G.T, il adhère au Parti Communiste Français (P.C.F) en 1938. Quand la guerre éclate, Théodore Salez est comme beaucoup de français de son âge, mobilisé dans l’Armée. Il est affecté dans la Marine Nationale sur une batterie anti-aérienne au Maroc. L’armistice signé, il est démobilisé le 2 octobre 1940 et regagne Brest où il reprend son emploi à l’arsenal.

Recruté dans la résistance active par la branche Arsenal de l’Organisation Spéciale (O.S) en mars 1942, il participe au large sabotage des sous-stations électriques à l’arsenal le 26 du même mois. Versé au [Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P), il participe le 14 juillet 1942 à des sabotages de matériels dans les ateliers de l’arsenal.

Le 11 novembre 1942, Théodore Salez est arrêté à l’arsenal suite à des sabotages et à la diffusion de tracts. D’abord interné à Brest, il est transféré à Rennes puis Compiègne. Condamné à des travaux forcé, il est déporté à Buchenwald en Allemagne le 17 décembre 1943. A son arrivée, il devient le déporté n°38838. Le 23 avril 1945, alors que son camp de concentration a été évacué et qu’il se trouve en transit vers un autre camp, il est libéré par l’Armée américaine. Il rentre le 18 mai 1945 en France.

Après guerre, il divorce en 1946 et se remarie l’année suivante avec Denise Huon à Saint-Pierre-Quilbignon. Pour son engagement dans la Résistance, il est cité à l’ordre du Régiment et reçoit la Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile de bronze.

La sépulture de Théodore Salez se trouve dans le cimetière de Recouvrance à Brest [Carré 9, Rang 1, Tombe 23]

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Télécharger au format PDF

Portfolio

Sources - Liens

  1. Archives Municipales de Brest, registre d’état-civil (5E124).
  2. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Théodore Salez (1622 W).
  3. Fondation pour la Mémoire de la Déportation, liste des déportés (I.161).
  4. Arolsen Archives, Centre International de la Persécution Nazi, archives en ligne.
  5. Brest Métropole, service des cimetières - sépulture de Théodore Salez.
  6. KERBAUL Eugène, 1270 militants du Finistère (1918-1945), auto-édition, Paris, 1985.
  7. KERBAUL Eugène, Chronique d’une section communiste de province (Brest, janvier 1935 - janvier 1943), auto-édition, Paris, 1992.
  8. Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Théodore Salez (GR 16 P 532002) - Non consulté à ce jour.