ABASQ Joseph

Joseph Abasq réside au 21 rue Dixmude à Saint-Marc. A la débâcle, il fait sauter le dépôt d’essence abandonné par des anglais route de Quimper. Avec deux camarades, il se livre à des coupures de lignes téléphoniques allemandes. Il semble faire partie du Groupe Élie et participe à la récupération et le transport d’armes. Le 1er septembre 1940, il est arrêté avec Bertrand Fréché, Louis Pehoré et Albert Kerguelen, pour avoir saboté des câbles téléphoniques allemands.

D’abord internés à la prison de Pontaniou à Brest, les jeunes brestois sont jugés par un tribunal allemand rue Voltaire. Il est condamné le 11 septembre 1940 à la peine de mort pour attentats contre la Wehrmacht. Sa peine est commuée ultérieurement en travaux forcés. Il est transféré à la prison Jacques Cartier de Rennes le 29 octobre 1940. En janvier 1941, il est de nouveau transféré à Saint-Brieuc jusqu’en juillet 1942. Il passe ensuite par Fresnes, Troyes et pour finir Chalons-sur-Marne d’où il est déporté le 22 août 1942 en direction de l’Allemagne. Il passe dans les camps de Kassel , Frankfurt/Main, Kassel, Hannover et Wolfenbüttel. Libéré par l’Armée américaine le 11 avril 1944, Joseph Abasq est rapatrié le 23 avril 1945 et arrive en France le mois suivant.

Le 30 juin 1947, il épouse à Plougonvelin Gabrielle Chardonnet qui lui donne trois enfants. Joseph Abasq travaille ensuite comme électricien jusqu’à son décès prématuré.

Pour son action dans la Résistance, il reçoit la médaille Militaire et la Croix de Guerre 1939-1945 avec palme en 1960 et la Croix du Combattant Volontaire 1939-1945. Il est surtout élevé au rang de Chevalier de la Légion d’honneur en 1961 sur proposition d’Alice Abarnou.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Télécharger au format PDF

Sources - Liens

  1. Service Historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Joseph Abasq (GR 16 P 236).
  2. Service Historique de la Défense de Caen, dossier individuel de déporté de Joseph Abasq (AC 21 P 695217).
  3. Fondation pour la Mémoire de la Déportation, registre des déportés (I.52).

Remerciement à Élyse Arnaud pour la relecture.