LAURENT Jean

Jean Joseph Laurent est trop jeune pour être mobilisé à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale. Sous l’Occupation allemande, il travaille comme cultivateur à Plougastel-Daoulas. À l’instauration du Service du travail obligatoire (S.T.O), Jean Laurent refuse de partir en Allemagne. Réfractaire, il entre dans la clandestinité.

En janvier 1944, Jean Laurent et son frère André entrent en relation avec le groupe de Résistance de Plougastel-Daoulas dont le chef se fait appeler Le Fraisier. Car depuis quelques mois, le mouvement Libération Nord et les éléments locaux du réseau Barnsby, tentent d’enrôler des patriotes pour former une unité combattante dans le canton. Le jeune cultivateur reçoit alors une instruction rudimentaire au maniement des armes à feu. Il participe également à la collecte de renseignements militaires, principalement sur les dispositifs de l’ennemi en sa commune. À la création de la Compagnie F.F.I du canton de Plougastel-Daoulas, il est affecté au sein des Sections de Plougastel. Avec son groupe, il participe aux opérations militaires de la Libération dans le canton de Plougastel-Daoulas en août 1944.

Le 5 septembre 1944, il est démobilisé des F.F.I. En février 1945, il suit son petit frère et s’engage dans la Marine nationale. En 1947, il est Quartier-maître fourrier sur le cuirassé Paris à Brest. L’année suivante, il est démobilisé et retourne à la vie civile. Jean Laurent épouse Jeanne Boursicot (1929-2002), le 31 décembre 1955 à Plougastel-Daoulas.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Jean Laurent (1622 W).
  • Archives des F.F.I de l’arrondissement de Brest, registre des effectifs de la compagnie F.F.I de Plougastel-Daoulas.
  • Geneanet, notice généalogique de Jean Laurent.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de résistant de Jean Laurent (GR 16 P 342719) - Non consulté à ce jour.