SIMON Marcel

Marcel Jean Pierre Marie Simon réside avant guerre au bourg de Ploudaniel. Sous l’occupation allemande, il travaille comme cultivateur dans sa commune natale. Le 24 juillet 1941, un Wellington du 405 Long Range Patrol Squadron est abattu par un chasseur au dessus de Ploudaniel. Marcel Simon indique avoir participé au sauvetage du Wing Commander P.A Gilchrist, en dépistant les patrouilles allemandes puis en lui fournissant des ressources pour qu’il gagne la Zone libre (Finalement il partira vers la Suisse).

Marcel Simon est requis dans le cadre du Service du travail obligatoire (S.T.O) dans le courant 1943. Réfractaire, il est appréhendé par des gendarmes français. Lors de son transfert en train, il s’évade le 18 juin 1943 à la hauteur de Châteaulin et regagne le canton de Lesneven. Pour se soustraire aux recherches des autorités, il semble trouver régulièrement refuge à Saint-Méen.

Le jeune réfractaire au S.T.O emboîte le pas de son aîné en septembre 1943 en intégrant l’effectif théorique de patriotes volontaires pour prendre les armes quand viendra la Libération. Dans la clandestinité, il semble avoir aidé à la diffusion des faux papiers pour les réfractaires au S.T.O et participé à la récupération d’armes.

Dans la nuit du 2 au 3 février 1944, le chef de groupe Ernest Cabon se trouve chez les frères Marcel et Paul Simon à Ploudaniel. Semble t-il suite à une dénonciation, les allemands font irruption vers minuit chez les Simon. Les trois résistants présents sont arrêtés et internés à la prison de Pontaniou à Brest.

Fait plutôt rare, malgré sa captivité et donc son absence... son union avec Caroline Jacolot (1925-1996) est légalement réalisée par un mariage le 27 mai 1944 au Folgoët. De cette union naîtront trois enfant ; Marie-José en octobre 1944, Michel en 1946 et Huguette en 1948.

Transféré à Rennes puis à Fresnes et enfin Compiègne, Marcel Simon est déporté vers l’Allemagne le 4 juin 1944, avec plus de 2060 autres prisonniers dont son frère Paul et Ernest Cabon. Il passe par Neuengamme avant d’être interné dans un camp Sachsenhausen à Oranienburg. Marcel Simon est par la suite séparé de son frère et transféré au Kommando de Falkensee. Il y est libéré le 26 avril 1945 par l’armée soviétique. Il rentre en France en juin 1945.

Pour son engagement clandestin et sa déportation, il obtient la Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile de bronze en 1945 et la médaille Militaire en 1951. Marcel Simon est également nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1958 et promu Officier en 1962. Après guerre, il s’installe à Brest comme livreur au port de commerce avant de devenir le concierge de la salle des fêtes de Saint-Louis.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Télécharger au format PDF

Portfolio

Marcel Simon après-guerre
Archives de Brest
Remise de la Légion d’honneur à Marcel Simon (Septembre 1958)
Jean-Louis Rolland, sénateur-maire de Landerneau, décore Marcel Simon dans la salle des fêtes de Saint-Louis à Brest.

Sources - Liens

  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Marcel Simon (1622 W).
  • Archives municipales de Brest, fonds F.N.D.I.R.P (87S).
  • Fondation pour la mémoire de la Déportation, registre des déportés (I.223).
  • France-Crashes 39-45, Crash du Wellington - Mk.II - s/n W5551 LQ°U.
  • BOHN Roland, Chronique d’hier - Tome 1, la vie du Léon 1939-1945, à compte d’auteur, 1993.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de résistant de Marcel Simon (GR 16 P 549493) - Non consulté à ce jour.
  • Service historique de la Défense de Caen, dossier d’interné et déporté de la Résistance de Marcel Simon (AC 21 P 675588) - Non consulté à ce jour.