TROMEUR Jean

Jean Louis Tromeur fait son service militaire de 1933 à 1934. Il épouse Marie Morvan (1911-1989), le 29 septembre 1935 à Brasparts et de cette union naîtront trois enfants. L’année suivante, la famille s’installe au 20 rue Poul-ar-Bachet à Brest où Jean Tromeur a trouvé du travail comme plombier. Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé au 72ème Régiment d’artillerie à Charenton. Parvenu à ne pas être capturé à la débâcle, il est démobilisé le 24 août 1940. Jean Tromeur retrouve alors sa famille et son emploi à Brest.

Au début de l’année 1942, il est contacté par Ernest Mazé pour entrer en Résistance. Le plombier originaire de Brasparts accepte et débute son action clandestine par la diffusion de tracts et journaux du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France (F.N). Versé aux Francs-tireurs et partisans (F.T.P) il aurait participé au recrutement de nombreux jeunes brestois pour la cause de la Résistance.

Fin janvier 1943, Jean Tromeur change de métier et devient gardien de la paix dans les rangs de la Police brestoise [1]. Il poursuit néanmoins l’aide à la Résistance en fournissant grâce à sa nouvelle fonction, de fausses cartes d’identité aux patriotes et réfractaires au Service du travail obligatoire (S.T.O).

Son activité lors de l’été 1944 et du siège de la ville nous est inconnue. Après guerre, Jean Tromeur reste en fonction dans la Police et obtient le grade de Sous-brigadier.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Archives municipales de Brest, registre d’état civil (3E430).
  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Louis Tromeur (1622 W).

Notes

[1Il faut surement y voir l’intervention de son beau-frère, lui aussi policier.