BAZIN Auguste

Auguste Julien Bazin étudie au collège de Scaër de 1940 à 1941 puis à Ploudalmézeau jusqu’en 1942. Il part ensuite étudier à Rennes et Angers de 1942 à 1944.

Selon le registre du Bataillon F.F.I de Ploudalmézeau, Auguste Bazin aurait intégré les rangs de cette unité combattante, le 6 août 1944 [1].

Mais selon Joseph Grannec en 1952, le jeune étudiant Auguste Bazin aurait donné son adhésion à la Résistance en juin 1943 et participé à la collecte de renseignements sur les activités allemandes dans le secteur de Ploudalmézeau. En 1957, le gendarme confirme ses premiers propos et ajoute que l’intéressé aurait également soustrait en octobre 1943, des documents à l’officier allemand commandant la place de Ploudalmézeau avec la complicité du médecin auxiliaire Henri Bleuven. En outre, Auguste Bazin aurait contribué à la propagande en faveur de la Résistance et participé à la réception du parachutage d’armes à Plouguin dans la nuit du 2 au 3 août 1944.

Au moment des combats d’août et septembre 1944, Auguste Bazin est affecté à l’État-major du Bataillon F.F.I de Ploudalmézeau comme aide infirmier. Il participe aux opérations de la Libération dans le canton de Ploudalmézeau avant d’être engagé dans la réduction de la poche du Conquet. Les combats cessent le 10 septembre 1944 avec la reddition des dernières poches ennemies à Kermorvan et Ilien.

Après guerre, Auguste Bazin travaille comme négociant et part un temps à Accra au Ghana avant de s’établir en région parisienne.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance d’Auguste Bazin (1622 W).
  • ANDRÉ Jacques, Le Bataillon F.F.I de Ploudalmézeau, à compte d’auteur, Brest, 2003.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de Résistant d’Auguste Bazin (GR 16 P 40561) - Non consulté à ce jour.

Remerciement à Françoise Omnes pour la relecture de cette notice.

Notes

[1Cette date est celle de la création du maquis de rassemblement de Tréouergat. Elle semble utilisée de manière générique quand la date exacte d’intégration n’est pas connue. Quatorze personnes de l’état-major du Bataillon de Ploudalmézeau sont concernés par cette mesure.