MAZÉ Léon

Léon Désiré Mazé travaille comme électricien à l’arsenal de Brest. Il épouse Madeleine Guyader (1915-2010), le 7 septembre 1933 à Landivisiau. Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il reste à son poste de part son statut d’affecté spécial.

Il intègre en octobre 1940 le Groupe Élie par l’intermédiaire de son collègue électricien Jean Pronost. Léon Mazé est d’ailleurs placé sous les ordres de ce dernier. Il participe dès lors mais de façon irrégulière, au ramassage de matériels de guerre anglais à l’arsenal. Léon Mazé parvient ensuite à sortir ces armes et munitions qu’il remet à Jean Pronost, René Gourvennec ou Joseph Prigent lors de rendez-vous au café Bon Coeur à Recouvrance. Il effectue cette tâche avec François Pondaven, lui aussi du groupe Pronost. Outre cette principale activité, il diffuse verbalement la propagande en faveur de la Résistance.

Lors du démantèlement du groupe entre mai et juillet 1941, Léon Mazé n’est pas inquiété. Il ne cherche pas à poursuivre ses activités dans la Résistance par la suite. Il participe néanmoins aux quêtes organisées dans l’arsenal à destination des familles des résistants arrêtés.

Le 28 juillet 1942, Léon Mazé est arrêté par les Allemands et interné à la prison de Pontaniou. Il est relâché le 29 octobre 1942 devant son silence et faute de charge retenue contre lui. Lors du siège de la ville en août et septembre 1944, l’électricien était chez lui, dans son village natal.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Léon Mazé (1622 W 73).
  • Geneanet, notice généalogique de Léon Mazé.
  • La Dépêche de Brest, éditions du 14 septembre 1933 et 9 octobre 1933.
  • BROC’H Jean, J’avais des camarades, éditions Le Télégramme, 1949.