François Louis Quiviger devance son appel sous les drapeaux et s’engage volontairement à Brest dans la Marine Nationale en 1930 pour une durée de cinq ans. Arrivé au terme de son contrat, il quitte la Marine en 1935 et épouse l’année suivante, Marie Louise Loaëc le 30 juillet 1936 à Plouarzel. Ensemble, ils auront cinq enfants. À la déclaration de guerre en 1939, il est mobilisé et se retrouve affecté successivement sur le cuirassé Dunkerque, le croiseur Georges Leygues et le porte-avions Béarn comme matelot cuisinier.
Courant mars 1944, il entre en résistance dans le groupement cantonal de Lannilis. Il est affecté à la Compagnie F.F.I de Plouguerneau à sa création. Il participe à la diffusion du journal clandestin du mouvement Défense de la France (D.F) ainsi qu’au recrutement et à l’organisation de son unité. A partir du mois de juin, il prend part à des sabotages sur les lignes de communications allemandes. En outre, il sert d’agent de liaisons et de renseignements durant les mois qui précèdent l’insurrection d’août 1944. François Quiviger est présent lors du parachutage à Kéryel en Tréglonou dans la nuit du 2 au 3 août 1944.
Composition de son groupe de combat :
– ALLAMAGNY Marcel
– FORICHER Paul
– GOANACH Roger
– KERFOURN François
– LE GOFF Pierre
– LE PALUD Georges
– MAZÉ Eugène (chef de groupe)
– PORS Eugène
– QUIVIGER François (tué au combat)
– QUIVIGER Goulven
– QUIVIGER Joseph
– ROUDAUT Louis
Avec son unité, il participe aux combats de la Libération du secteur de Plouguerneau, notamment dans la nuit du 5 au 6 août 1944 dans les carrières du Cosquer. Il prend part à la libération du canton de Lannilis. Sa compagnie est ensuite engagée dans les combats de la réduction de la poche du Conquet. Ils passent alors par Coat-Méal, Saint-Renan, Plouzané et Plougonvelin aux côtés des troupes américaines.
Le 8 septembre 1944, vers 20 heures alors que son groupe de combat progresse au Trez Hir, plusieurs soldats allemands souhaitent se rendre. François Quiviger s’avance près d’eux, muni d’un drapeau blanc, pour les faire prisonniers. Mais un autre soldat embusqué non loin de ce groupe, ouvre le feu et blesse mortellement le F.F.I. Le lendemain, Marcel Allamagny parvient à ouvrir le feu sur la position qui a fauché François Quiviger. Un soldat allemand est tué et deux blessés. Le groupe poursuit les combats et fait près de 40 prisonniers.
À titre posthume, il reçoit la Croix de Guerre, avec étoile de Bronze en 1945. Son nom figure sur le monument aux morts de Plouguerneau ainsi que sur la stèle F.F.I du Cosquer en Plougonvelin, où se déroule chaque année - début septembre, une cérémonie commémorative pour rendre hommage aux F.F.I tués lors des combats de la Libération.