GOURVENNEC René

René Gourvennec étudie à l’école primaire avant d’entrer à l’école navale puis l’école des sous-officiers de la Marine Nationale. Il termine son service en 1936 avec le grade de second-maître. Il épouse dans la même année Adèle Jaouen et de cette union naît un enfant. Il embauche comme électricien à l’Artillerie Navale à l’arsenal de Brest. Mobilisé en 1939 lors de la déclaration de guerre, il sert sur un dragueur de mines. Après la débâcle, il est mis en congés d’armistice à Toulon en 1940 et rentre au 8 ou 22 rue d’Aboville à Brest, où la ville est occupée par les allemands.

C’est son collègue de travail, Jean Pronost, qui lui parle de la formation d’un groupe qui se donne pour mission de "chasser les allemands". Rendez-vous est fixé au café d’Henri Auffret où il rencontre Louis Elie qui le recrute dans son groupe de résistance. On confie à René Gourvennec le rôle de chef de groupe, il recrute notamment Jean Caroff.

Il participe à l’évasion de 9 personnes de Pontaniou le 18 mars 1941 vers 21 heures.

Deux mois plus tard, le 18 mai 1941 il est arrêté par les agents de l’Aussenkommando du S.D de Brest. Transféré à Paris et jugé en novembre 1941, René Gourvennec est condamné à mort. Il est fusillé le 10 décembre 1941 au Mont-Valérien.

La sépulture de René Gourvennec se trouve dans le cimetière de Saint-Martin à Brest [Carré 24, Rang 8, Tombe 17]

A titre posthume, il reçoit la médaille de la Résistance en 1953.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Ordre de la Libération = Fichier des médaillés de la Résistance
  2. S.H.D Vincennes (dossier résistance) = GR 16 P 265826
  3. S.H.D Vincennes = Dossier Tribunal groupe ELIE - 25 P 16344
  4. S.H.D Caen (Dossier MPLF) = AC 21 P 618120
  5. Livre "J’avais des camarades" par François BROC’H alias Florette, éditions du Télégramme, 1949
  6. Brest Métropole = Service cimetière

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