GUÉDON Hervé

Hervé Guillaume Guédon est le fils d’un maître d’hôtel et d’une ménagère. Il contracte un engagement volontaire dans l’armée dans les années 1920. Militaire d’active, il est récipiendaire de la médaille militaire avec le grade de sergent à la 32ème Section d’infirmiers militaires lorsqu’il épouse la couturière Amélina Calarnou (1905-1974), le 22 juillet 1927 à Brest. Le couple s’installe au 17 rue Saint-Marc au Forestou-Izella et bientôt, la famille s’agrandit avec la naissance de leur fille Denise. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, Hervé Guédon est encore dans l’armée, avec le grade d’adjudant. Nous ignorons son parcours durant la drôle de guerre et la débâcle de 1940. Il est vraisemblablement démobilisé en octobre 1940 et rendu à la vie civile. Le militaire en retraite se reconvertit alors en comptable à partir de février 1941 dans le commerce de vins de son défunt frère, situé 5 rue Monge à Brest.

Sa date d’entrée en Résistance ainsi que son activité clandestine ne sont pas définies avec exactitude. Il est cependant membre des Forces françaises de l’intérieur (F.F.I) dans le groupement cantonal Brest-Est en 1944.

Durant l’été 1944, Guillaume Le Verge (1909-2003), alias commandant Denis du maquis de Carhaix, sollicite l’aide du brestois Louis Mongour pour obtenir des hommes ayant une expérience militaire afin de renforcer son encadrement pour le bataillon F.T.P Guy Môcquet. Ce dernier accepte et monte une équipe composée des adjudants Fernand Michel, Jean Léon, Hervé Guédon, du maître principal André Jean Galeron et du radio Robert Prigent. Le groupe quitte Brest le 6 août et passe par Quimerc’h. Hélas, à leur passage en cette commune, ils tombent sur une colonne allemande se repliant vers Brest, qui en représailles d’actes d’harcèlement par la Résistance, capture près d’une vingtaine de citoyens et réfugiés.

Les raflés sont alors alignés contre le mur de l’école et fusillés. Parmi les victimes, figurent les membres des F.F.I de Brest : Fernand Michel, Jean Léon, Hervé Guédon et Robert Prigent.

L’adjudant Hervé Guédon est promu sous-lieutenant et obtient la mention Mort pour la France. Il reçoit également à titre posthume en 1958, la médaille de la Résistance française.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  • Archives municipales de Brest, registres d’état civil (1E/M13 et 2E158).
  • Archives départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance d’Hervé Guédon (1622 W).
  • Ordre de la Libération, Paris, registre des médaillés de la Résistance française.
  • La Dépêche de Brest, éditions du 10 juillet 1927, 23 juillet 1927 et 6 juillet 1938.
  • Livre d’Or de la France Combattante et Résistante, éditions Gloire, 1948.
  • Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de résistant d’Hervé Guédon (GR 16 P 273561) - Non consulté à ce jour.
  • Service historique de la Défense de Caen, dossier individuel d’obtention de la mention Mort pour la France d’Hervé Guédon (AC 21 P 620619) - Non consulté à ce jour.