BOËNNEC Raymond

Raymond Joseph Boënnec réussit le concours d’entrée de l’École pratique d’industrie et de commerce de Brest en juillet 1938. À la rentrée, il débute sa formation de chaudronnier. En février 1940, il fait une fugue qui dure plus d’un mois. Retrouvé, il se réfugie avec sa famille dans sa commune natale à l’arrivée des Allemands dans la région. Raymond Boënnec revient sur Brest à partir de 1942 pour travailler dans l’entreprise Campenon-Bernard sur les chantiers de l’organisation Todt.

Le jeune landévennecien entre en résistance en novembre 1943 en intégrant les Francs-tireurs et partisans (F.T.P) de Brest. Outre la diffusion de la propagande en faveur de la résistance (tracts et journaux clandestins), Raymond Boënnec semble avoir participé à des sabotages. Il revendique une tentative sur un dépôt d’oxygène ainsi que sur une pelle à vapeur à l’arsenal. Il indique avoir également contribué à un sabotage ferroviaire sur la ligne Brest-Guingamp, en avril 1944.

Après le débarquement en Normandie, son groupe semble faire l’objet de recherches par les autorités allemandes. Sur ordre, il prend le maquis dans le centre Finistère dans le secteur de La Feuillée. Sur place, il intègre la formation F.T.P Bir-Hakeim avec laquelle il participe à la réception d’un parachutage d’armes à l’été 1944. Raymond Boënnec est blessé au début d’août 1944 lors des combats de la Libération, sur la route entre Huelgoat et La Feuillée. Après une hospitalisation et une période de convalescence, il se porte à Landerneau pour la suite des combats. On l’affecte alors à la Bataillon F.T.P Georges Le Gall avec laquelle il prend part aux dernières opération de la poche de Brest en septembre 1944.

Raymond Boënnec fait ensuite son service militaire en Indochine, entre 1946 et 1948. Après guerre, il travaille comme peintre.