MARCHADOUR Corentin

Corentin Jean Marie Marchadour est boucher à Plomodiern.

En mai 1944, il intègre le mouvement Vengeance sous les ordres de monsieur Le Bec, chef du secteur de Quimper. Il participe à des sabotages sur les lignes de communication ennemie dans la région de Plomodiern et Plonevez-Porzay.

En représailles d’une action F.F.I, l’armée allemande procède à une rafle dans la nuit du 7 au 8 juillet 1944 à Plomodiern. Les hommes sont regroupés le long de la maison Marchadour tandis que les femmes et les enfants sont rassemblés au terrain de football. Corentin Marchadour est arrêté chez lui à 4 heures du matin par les Allemands. Dans la matinée, la maison Marchadour est détruite à l’explosif.

D’abord interné à Châteaulin, il est ensuite transféré à Landivisiau puis à l’école Bonne-Nouvelle de Brest, siège de l’Aussenkommando du Sicherheitsdienst (S.D) de Brest. Enfin, Corentin Marchadour est interné à la prison maritime de Pontaniou à Brest.

Au début du mois d’août 1944, avec l’approche des troupes américaines, les Allemands se préparent à soutenir un siège. Ils vident la prison des résistants encore détenus et les exécutent sommairement le 7 août 1944. Corentin Marchadour fait très probablement partie de ces victimes. Porté disparu depuis, sa dépouille n’a jamais pu être localisée.

En 1947, son décès est déclaré en date du 7 août 1944 à Brest. À titre posthume, il reçoit la médaille de la Résistance française en 1963. En 2019, une plaque commémorative portant son nom est retrouvée abandonnée à Landerneau.