Groupe Action Directe

[1943 - 1944]

Ce groupe n’est autre que le corps franc du mouvement de résistance Défense de la France. Il s’implante à Brest en 1943 sous l’impulsion de Georges Dauriac, en particuliers à Saint-Marc et à Lambézellec. Les résistants sont principalement de jeunes réfractaires au Service du Travail Obligatoire voir de très jeunes étudiants ou apprentis ; tous avides d’actions contre l’occupant. Le recrutement se fait entre anciennes connaissances d’école et de quartier ou via leurs emplois. Ces derniers s’appuient progressivement sur des personnes plus âgées mais toutes aussi déterminées. Ils parviennent à rallier à leur cause un groupe de gendarmes de Brest, Pontanézen, Gouesnou, Guilers et Saint-Pierre-Quilbignon qui se montrent très utiles pour le renseignement ou la préparation d’actions.

Le groupe n’est pas guidé par une pensée politique particulière et se montre très autonome dans sa gestion. A l’instar des Francs-Tireurs et Partisans, le groupe Action Directe prêche une action immédiate pour saboter la machine de guerre allemande. La force du groupe d’Action Directe est l’audace et la fougue de ses membres. Ils prennent beaucoup de risques en effectuant des opérations coup-de-poing dans le pays de Brest. Ils sont connus pour leurs descentes dans les mairies pour voler des tickets d’alimentation, la récupération d’armes lors d’un parachutage ou vol de dépôts, voir directement lors de cambriolages chez des officiers allemands. Ils luttent de manière frontale avec l’occupant lors d’affrontement armés dans Brest. Ils mèneront également la vie dure aux indicateurs et agents du S.D de l’école Bonne-Nouvelle en Kérinou à Lambézellec. Leurs actions de sabotages seront tout aussi spectaculaires.

Trop exposé et déjà lourdement touché, le groupe devra quitter Brest à la mi-juillet 1944, trouvant refuge dans le centre Finistère auprès d’un maquis. La lutte n’est cependant pas achevée pour bon nombre de résistants qui remontent sur Brest pour se battre avec les Américains lors des combats de la Libération. Certains pousseront jusqu’à la prise du Menez-Hom et de la poche de Crozon.

Le groupe Action Directe atteindra un effectif proche de 60 résistant⋅e⋅s et déplorera la perte de 12 des leurs : fusillé⋅e⋅s, déportés ou tué au combat.

Présentation rédigée par Gildas Priol, le 25 novembre 2019.