KERAUTRET Francis

Francis Kerautret fait son service militaire au 39e Régiment d’Artillerie en Allemagne en 1928 puis au 115e R.A.D à Castres de 1929 à 1930. Il entre ensuite dans la gendarmerie où la Seconde Guerre mondiale le trouve. Mobilisé, il fait la campagne de 1940 comme chef de section au 248e R.I. Francis Kerautret est fait prisonnier par l’armée allemande mais se voit libérer assez rapidement en sa qualité de gendarme.

D’abord affecté à la caserne de Pontanézen de la brigade de Lambézellec, Francis Kerautret est muté à la nouvelle brigade de Saint-Pierre-Quilbignon. Il y fait alors la connaissance de Sébastien Ségalen, qui le recrute en septembre 1943 dans le groupe Gendarmerie. Ce groupe de fonctionnaires se met à la disposition du groupe Action Directe, corps franc du mouvement Défense de la France.

Le gendarme s’adonne alors à la diffusion du journal clandestin du mouvement. Il sert également d’agent de liaison et met du mauvais esprit à suivre les consignes de sa hiérarchie et tente d’enrayer, à son niveau, la machine de guerre allemande, notamment dans la recherche des jeunes requis pour le S.T.O. Enfin, il piste les agents allemands qui traquent la résistance locale. Il ne prend cependant pas part aux combats de la libération.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Archives de Brest, fonds Défense de la France (51 S).

Archives non consultées à ce jour :

  • Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de Francis Kerautret, cote GR 16 P 318152.

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