BORCZYKOWSKI Edmond

Edmond Borczykowski est apatride d’origine polonaise, probablement naturalisé Belge. Il se trouve à Brest en tant que représentant de commerce, dans la vente de bouteilles de cognac et d’armagnac. Son travail consiste à acheter des alcools dans le Gers à Vic-Fezensac. Tous les mois, il fait venir un wagon entier qu’il revend à la marine allemande. Cela lui rapporte pas mal d’argent.

Il loge rue Coat ar Guéven, dans le même immeuble que Marie-Anne Stéphan, au troisième étage. Les résistants qu’elle héberge, Georges Dauriac et Yves Hall, se méfient de ce polonais qui reçoit régulièrement des allemands, jusque très tard dans la nuit. Mais Marie-Anne le connaît bien et fait l’intermédiaire pour nouer le contact. C’est ainsi qu’Edmond rejoint la résistance française, dans le mouvement Défense de la France. Il n’hésite pas à faire profiter le groupe de sa générosité, cigarettes, ravitaillement, argent.

Le 11 février 1944, vers 21 heures, le groupe Action Directe attaque la firme Wendel qui travaille pour l’organisation Todt. Ils incendient les ateliers avant de se rendre dans les bureaux de la firme, rue Camille Desmoulins. Edmond, aidé de Jean Kerjean, Yves Hall et Francis Beauvais s’emparent de plusieurs cachets et papiers.

Son frère aîné, François, est détenu dans une forteresse en Allemagne. Libéré au début de l’année 1944, il rejoint Edmond à Brest. Lui aussi intègre, comme son frère, le groupe de résistance brestoise.

Edmond participe à l’effort de guerre dans la résistance jusqu’à la libération du secteur.

Il quitte Brest en août 1946.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Yves Hall (résistant) = Rapport d’activité du groupe Action Directe et témoignage personnel (non datés)
  2. S.H.D Vincennes (dossier résistance) = GR 16 P 73328

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