GOAR Henri

Henri Goar est fils de l’adjoint au maire de Guipavas et réside au 89 rue de Paris. Dans les années 30 il joue au football à l’Union Sportive Guipavasienne et aux Gars du Reun. Marchand-boucher de profession, il épouse Yvette Quéran en décembre 1941. De cette union, naîtront deux enfants sous l’occupation.

En juillet 1942, il est recruté dans la résistance par Aldéric Lecomte, qui le met au service du réseau Cohors-Asturies. Henri Goar prend alors l’indicatif R.K 536 et adopte le pseudonyme Paul Gourier pour son activité clandestine. Il est désormais agent de renseignements et doit rendre compte des déplacements des troupes allemandes et si possible les dénombrer. Henri ravitaille également les réfractaires au S.T.O.

Lors des préparatifs à l’insurrection des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I) en 1944, Henri Goar intègre la Compagnie F.F.I de Guipavas comme chef de groupe. Il prend part à la formation de l’unité combattante et prend le maquis en juin 1944.

Il a sous ses ordres les soldats F.F.I suivant :
- BRETON Jean
- CABON Joseph
- CASTEL Louis
- CASTEL Sezny
- COSTIOU Jean
- GOURLAY Jean
- JEZEQUEL Yves
- KERMAREC Louis
- LE GALL Albert
- LE VOURC’H Albert
- QUENTEL Marcel
- RIOU Alain
- SEGALEN Robert
- TROADEC François

Il participe avec son unité aux combats de la libération dans le secteur du Drennec, de Kersaint, Guipavas et Plabennec où il fait neuf prisonniers allemands au village de Lez Quelen. Il sera également détaché un temps auprès de l’armée américaine pour servir de guide en première ligne.

Pour son activité clandestine, il est décoré de la Médaille de la Résistance en 1945.

Le Service historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes conserve un dossier sur son parcours dans la résistance, sous la cote GR 16 P 259994.

La sépulture d’Henri Goar se trouve au cimetière du centre, à Guipavas [Emplacement 5 - 13 - 2180-2181]