GOURMELON Louis

Louis Marie Gourmelon travaille dans les années vingt comme électricien à l’arsenal de Brest. Il réside rue Arago où il fait la connaissance d’Eugénie Coat (1892-1979), qu’il épouse le 26 juillet 1923 à Brest. Le couple aura deux enfants. Louis Gourmelon change ensuite d’emploi et entre aux Postes, télégraphes et téléphones (P.T.T). Il est affecté au centre n°988 des lignes souterraines à grande distance de Landerneau. Avec sa famille, il s’établit dans cette ville au 37 Rue de la Tour d’Auvergne. A la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, son centre étant important pour les communications, il est maintenu à son poste comme affecté spécial. Au début de l’occupation, en juillet 1940, il passe responsable du centre n°988.

De part son métier, il semble être amené à monter sur Paris. C’est là qu’en février 1943, il est approché par Marius Dedoni, résistant du réseau de renseignement Jade Fitzroy. Louis Gourmelon accepte de fournir des renseignements à ce réseau, notamment sur le Centre d’Amplification allemand de Landerneau, ses effectifs et moyens de protection. Pour ses actions et transmissions d’informations, il adopte comme pseudonyme Le Messin. Louis Gourmelon recommande très probablement son jeune collègue André Gagin qui ne tarde pas à intégrer à son tour le réseau.

Au moment de l’arrivée des troupes américaines à Landerneau en août 1944, Louis Gourmelon se met à leur disposition pour aider à la remise en état des réseaux de communications. Il intercepte également des communications allemandes qu’il remet aux F.F.I et aux américains.

Après guerre, il est dispensé de faire son service militaire, son engagement dans la Résistance étant considéré satisfaisant envers ses obligations militaires légales. Louis Gourmelon est homologué comme agent P2 avec le grade d’Adjudant et reçoit une immatriculation au réseau, sous l’indicatif Z/AB/18. Pour son engagement dans la clandestinité, il reçoit en 1945, la médaille de la Résistance française ainsi que la médaille commémorative française de la guerre 1939-1945, barrette Libération.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Sources - Liens

  1. Archives Municipales de Brest, registres d’état-civil (1E/P40 et 2E150).
  2. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Louis Gourmelon (1622 W).
  3. Ordre de la Libération, Paris, registre des médaillés de la Résistance française.
  4. Service historique de la Défense de Vincennes, dossier individuel de Résistant de Louis Gourmelon (GR 16 P 265675) - Non consulté à ce jour.