LE BIGOT Lucien

Lucien Le Bigot est photographe de profession. Il épouse Jeanne Kerleguer en janvier 1934. La famille réside au 84 rue Jean-Jaurès à Saint-Pierre-Quilbignon et dispose d’un studio photo au 105 de la même rue.

Avant l’occupation, le couple cherche un apprenti depuis quelques temps. Dès lors, ils acceptent d’autant plus facilement la candidature de Robert Busillet, fils d’amis de la famille. Cette candidature est motivée par son action clandestine en faveur de la Résistance. L’ingénieur René Drouin, chef militaire du groupe Élie, lui a offert un appareil pour l’espionnage de l’armée allemande à Brest, mais le jeune Busillet ignore tout de la photographie. Robert ne cache pas son ambition clandestine au photographe. Lucien Le Bigot accepte de le former et même de l’aider pour l’espionnage en doublant les tirages de sa clientèle allemandes.

René Pichavant détaille :

Il peut ainsi, au retour des sous-mariniers de la Kriegsmarine, détourner les photos-souvenirs de la base, des naufrages provoqués, des nageurs englués dans le mazout. Une mine exploitable chez soi, avec le seul risque, de voir surgir, en cours de travail le vaguemestre chargé des commissions, mais, dans la boutique, on s’arrange pour le faire patienter...

Lors de la vague d’arrestations qui touche le groupe Élie de mai à juillet 1941, Lucien Le Bigot ne sera pas inquiété. Il poursuivra son activité à Brest durant la guerre et jusqu’à sa retraite.

La sépulture de Lucien Le Bigot se trouve dans le cimetière de Saint-Pierre à Brest [Carré B, Rang 1, Tombe 2-3]