GILLIAUX Auguste

Auguste Félix Gilliaux est le chef du garage municipal de la ville. Avec sa femme Marie-Gabrielle Kéroas, ils habitent rue Arago, puis au 13 rue Bruat et dans les années 30 au 15 rue Portzmoguer. En plus de son activité, Auguste Gilliaux fait également partie du corps des Sapeurs-pompiers de la ville. En 1931 il est nommé Lieutenant de la compagnie.

En septembre 1942, il est recruté dans la résistance par Raymond Palu. Auguste entre alors au service du réseau Confrérie Notre-Dame comme agent de liaison et de renseignement. Son rôle de pompier, ses fonctions dans la Défenses Passive et son grade, lui permettent une circulation plus souple qu’aux brestois lambda. Il peut ainsi rechercher et collecter des informations sur les mouvements et unités allemandes ainsi que sur les positions défensives. Il s’adonne également à de la propagande clandestine en collant des affiches, distributions de tracts et journaux clandestins. Lors du siège de la ville en août et septembre 1944, il reste sur ordre à poste pour poursuivre le renseignement et lutter contre les dégradations volontaires des occupants. Auguste favorise également les transports clandestins en mettant à disposition de différents réseaux et mouvements de résistance ainsi qu’aux F.F.I, les véhicules des pompiers.

Pour son activité dans la résistance, il reçoit la Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile d’argent. Il reçoit également du Ministère de l’Intérieur, une lettre de félicitions pour son dénouement.

La sépulture d’Auguste Gilliaux se trouve dans le cimetière de Kerfautras à Brest [Carré 37, Rang 12, Tombe 16]