PRONOST Jean

Jean Pronost s’engage dans la Marine de 1921 à 1926. A son retour, il travaille comme électricien, il est embauché à l’arsenal en tant que tel en 1937. Sous l’occupation, il réside au 6 rue Volney.

Lors d’une discussion avec Henri Auffret dans son café, Jean Pronost évoque son désire lutter contre l’occupant et d’entrer en résistance. Cela ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd qui organise une entrevue avec Louis Elie. Jean Pronost entre ainsi en résistance et recrute à son tour René Gourvennec avec qui il travaille à l’arsenal. Il recrute également Joseph Prigent puis se voit confier la responsabilité d’un groupe. Sous ses ordres, il a les résistants François Pondaven et Léon Mazé.

Parmi ses actions, Jean Pronost participe à l’évasion de 9 personnes de la prison de Pontaniou le 18 mars 1941 vers 21 heures. Il aurait également participé à un attentat sur l’hôtel continental le 4 avril ; à ce jour cette dernière opération est sujet à caution.

Le 15 mai 1941, les agents de l’Aussenkommando du S.D de Brest se présentent à son domicile pour l’arrêter. D’abord interné à la prison du Bouguen à Brest, il est transféré à Rennes puis à Fresnes en vue du procès. Jean Pronost est condamné à purger une peine de 6 ans de réclusion.

Toute peine longue entraînant la déportation, il est envoyé en Allemagne en janvier 1942. Il passe par les camps de Kassel, Rheinbach et Sieburg d’où il est libéré et rapatrié le 10 avril 1945.

Publiée le , par Edi Sizun, Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Famille de Jean Pronost = Iconographie
  2. Livre "J’avais des camarades" par François BROC’H alias Florette, éditions du Télégramme, 1949
  3. S.H.D Vincennes = Dossier Tribunal groupe ELIE - 25 P 16344
  4. S.H.D Vincennes (dossier résistance) = GR 16 P 491923
  5. S.H.D Caen (dossier déporation) = AC 21 P 651488
  6. Fondation pour la Mémoire de la Déportation = Liste des départs de janvier 1942

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