POULIQUEN Jean

Jean Pouliquen passe par l’apprentissage à l’arsenal avant d’y être employé comme forgeron. Il réside au 62 rue Jules-Guesde et compte parmi ses ami Hervé Roignant.

Il entre en résistance grâce à Georges Bernard qui le recrute dans le groupe Elie. Il participe, entre autres, à l’attaque du poste de D.C.A allemand près de la rue Lazare-Carnot le 28 février 1941.

Le 16 mai 1941, à 8h45, les agents de l’Aussenkommando du S.D de Brest se présentent à son domicile pour l’appréhender. Jean Pouliquen est déjà parti à l’arsenal, les agents allemands s’y rendent dans l’après-midi et le cueille.

D’abord interné à la prison du Bouguen à Brest, il est transféré sur Rennes puis à la prison de Fresnes en vue du procès. Le groupe Elie est jugé et Jean Pouliquen se voit infligé une peine de réclusion de 5 ans.

Peine longue entraînant la déportation, il est envoyé en Allemagne le 19 janvier 1942. Il passe par les camps de Karlsruhe, Rheinbach, Siegburg, Butzbach. Il passe le reste de la guerre en déportation et ne sera libéré et rapatrié qu’avec l’avance des Alliés le 9 avril 1945.

Après guerre, il épouse Alice Autret à Brest le 15 octobre 1948.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Archives de Brest = Registre d’état-civil en ligne
  2. S.H.D Vincennes = Dossier Tribunal groupe ELIE - 25 P 16344
  3. S.H.D Vincennes = GR 16 P 488490
  4. Fondation pour la Mémoire de la Déportation = Liste des départs en janvier 1942
  5. Livre "J’avais des camarades" par François BROC’H alias Florette, éditions Télégramme, 1949

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