GOUEZ Lucien

Lucien Gouez arrive sur Brest en 1936 ou 1937 pour monter sa propre entreprise. D’après Jean-François Broc’h, il travaille comme mécanicien au garage Citroën de la place de Strasbourg et réside au 88 rue Jean-Jaurès. D’après les archives allemandes, sous l’occupation, Lucien Gouez travaille comme maçon et réside au lieu-dit Maison-Blanche sur la route de Gouesnou à Lambézellec.

Il connaît depuis quelques temps un certain Louis Elie, alors quand ce dernier lui propose d’intégrer la résistance, il accepte avec son frère François d’entrer dans la lutte clandestine. Lucien devient chef de groupe et il a sous ses ordres son frère mais aussi Yves Picard, Yves Feroc, Menez, Loace (ou Loaec) et probablement Henri Auffret. Le 18 mars 1941, vers 21 heures, il participe à l’évasion de 9 prisonniers de la prison de Pontaniou à Brest. Lors de la vague d’arrestations qui ébranle le groupe en mai 1941, il fait disparaître les preuves chez la famille Abarnou.

Le 21 mai 1941, les agents de l’Aussenkommando du S.D de Brest l’arrêtent. D’abord interné à la prison du Bouguen, il est transféré à Paris pour le procès du groupe. Lucien Gouez est condamné à purger une peine de réclusion supérieure à dix ans. Sa peine entraînant la déportation, il part pour l’Allemagne en convoi ferroviaire en janvier 1942. Il passe par les camps de Karlsruhe, Rheinbach, Kassel, Coswig. Libéré par l’avance Alliés, il est libéré et rapatrié le 27 avril 1945. Son frère n’a pas cette chance et décède peu avant la libération.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. S.H.D Vincennes = Dossier Tribunal groupe ELIE - 25 P 16344
  2. S.H.D Vincennes (dossier résistance) = GR 16 P 264548
  3. S.H.D Caen (dossier déportation) = AC 21 P 617867
  4. Livre "J’avais des camarades" de François BROC’H alias Florette, éditions Télégramme, 1949
  5. Fondation pour la Mémoire de la Déportation = Liste des déportés de janvier 1942

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