MASSON Marcelle

Nous n’avons quasiment aucune information sur cette résistante.

Elle épouse Ernest Masson à Toulon le 10 mars 1926.

Elle intègre le groupe Action Directe, corps franc du mouvement Défense de la France en août 1943. Sur les soixante de membres que compte ce groupe, il n’y a que trois femmes, les deux autres étant Anne-Marie Stéphan et Marcelle Baucher.

Le 30 juin 1944, le groupe Action Directe enlève et séquestre Madeleine François, dit Mado, maîtresse d’un officier allemand du S.D de Brest. Ils veulent lui soutirer des informations et passer un marché avec elle. Il est convenu qu’en échange de sa liberté elle renseigne le groupe sur : les prisonniers de la résistance encore présents à l’école Bonne-Nouvelle [1], qu’elle dessine un plan détaillé et précise les tours de garde et la meilleure heure pour attaquer.

Madelaine François repart libre après une nuit d’interrogatoire, avec un rendez-vous fixé pour le lendemain au cimetière de Kerfautras. C’est Marcelle Masson qui se trouve au point de rendez-vous le lendemain à l’heure convenue mais Madelaine François ne se présente pas.

Marcelle quitte Brest avec le reste du corps franc à la mi juillet 1944 après une nouvelle vague d’arrestations. Elle prend la route avec Marcelle Baucher et Yves Hall jusqu’au pont de Plougastel puis direction Le Faou et Saint-Thois en camion.

Au maquis, les deux femmes entrent au 2ème Bataillon F.T.P Stalingrad. Nous ignorons ce qu’elle a accompli avec cette unité ainsi que ce qu’elle advint après guerre.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Archives de Lorient, registre d’état-civil numérisé en ligne.
  2. Archives de Brest, fonds Défense de la France (51 S).
  3. HALL Yves, témoignage tapuscrit, non daté.
  4. A.N.A.C.R 29, Sur les traces du 1er maquis de Bretagne - 2e bataillon Stalingrad, éditions des Montagnes Noires, 2014.

Remerciement à Françoise Omnes pour la relecture.

Notes

[1Siège du S.D de Brest.

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