DYBOWSKI Jean

Jean Dybowski s’engage volontairement pour servir lors de la première guerre mondiale. Il est intoxiqué par les gaz à Verdun. Après guerre, il est admis à l’E.N.S.A.C en 1919 puis il entre chez Renault en 1930. Il épouse Simone Deplanche et ensemble ils ont cinq enfants. On le retrouve à Brest sous l’occupation où il dirige l’entreprise Piles Armor dont le siège se situe au 6 rue Buffon à Kérinou. Mobilisé durant la drôle de guerre, il parvient à revenir sur Brest où il intègre la Défense Passive.

Il rejoint la résistance et intègre le groupe Elie. Complémentairement il crée un second groupe de résistance, affilié au groupe Elie, dont la mission consiste à rechercher et secourir les aviateurs britanniques tombés dans le nord-finistère lors des crash d’appareils. Il fait entrer Roger Groizeleau et Joseph Thoraval dans la résistance après les avoir embauché dans son entreprise.

Le 28 avril 1941, en compagnie d’Alice Abarnou et Roger Ogor, ils tentent de venir en aide à un aviateur allié tombé dans le secteur de Saint-Renan mais ils ne le trouvent pas. Sur le trajet du retour leur voiture croise une patrouille allemande sur laquelle ils ouvrent le feu.

Lors de la vague d’arrestations du groupe Elie à Brest, il n’est pas inquiété et peut poursuivre la résistance jusqu’en 1943. Recherché par les agents allemands du S.D, il se met au vert dans la région parisienne. Arrêté en août 1944 par la gestapo qui le soupçonne, il est relâché faute de preuve. A l’insurrection parisienne il sert d’agent de liaison.

Une fois la région parisienne libérée, il réintègre l’armée régulière et se voit affecté en 1945 sur la poche de Royan. Démobilisé en septembre 1945, il retourne à la vie civile. Jean Dybowski décède d’une leucémie en 1951.

Publiée le , par Edi Sizun, Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. S.H.D Vincennes (dossier résistance) = GR 16 P 206978
  2. S.H.D Vincennes (dossier réseau d’évasion) = GR 28 P 4 254154

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