LE NÉDELLEC Roland

Roland Le Nédellec est né à Plusquellec (22) le 25 janvier 1921. Fils de cultivateurs, il s’engage comme marin le 14 février 1939 et est affecté au 2ème Dépôt de Brest. Il est infirmier dans la marine de guerre française quand le conflit éclate.

Roland entre en résistance le 1er octobre 1940 et adhère au Parti Communiste Français (P.C.F) clandestin. Ses activités se résument par des collages d’affiches et papillons anti-allemands environ tous les 15 jours ou 3 semaines dans la ville de Brest et dans le canton de Callac (22) jusqu’au mois de décembre 1942. Il diffuse également des journaux et tracts du P.C.F et du Front National (F.N).

Affecté à l’Hôpital Maritime de Brest [1], il est instructeur clandestin pour les futures infirmières du P.C.F de décembre 1940 à décembre 1941. Cette formation clandestine sera mise à profit ultérieurement dans les maquis. Il a probablement participé à la formation de quelques femmes communistes de l’agglomération, dont Angèle Le Nédellec, Simone Bastien, Marie Salou, Aline De Bortoli sous la direction de Marie Miry (sage-femme) chez Yvette Richard à l’Harteloire. Ceci dans le cadre d’intégrer les femmes à l’action directe selon le mot d’ordre du parti. Durant cette période, il donne également les principaux soins aux patriotes blessés du secteur de Brest.

À partir d’octobre 1941 et jusqu’à mai 1944, Il héberge et ravitaille chez ses parents au bourg de Plusquellec, de façon non rétribuée, des résistants traqués par l’ennemi.

C’est également un agent de liaison et de renseignements entre les groupes de résistants de l’Organisation Spéciale (O.S) de Brest - Groupes Jules Lesven et Pierre Corre / Charles Cadiou qui fusionnèrent plus tard avec le Bataillon Giloux commandé par Albert Yvinec, dit capitaine Callac) et des Côtes-du-Nord.

Pendant l’occupation, il transporte à maintes reprises et à intervalles irréguliers du matériel de propagande et de sabotage contre l’ennemi, de Brest à Callac.

Le 5 octobre 1942, en compagnie de sa belle sœur Angèle Le Nédellec et de Jean-Louis Primas, chef des Francs-Tireurs et Partisans Français du Finistère, il participe au sauvetage d’un important dépôt d’armes, de bombes et d’explosifs récemment reçus d’Angleterre ou récupérés par des F.T.P.F, cela malgré une garde très vigilante des lieux par l’occupant et la police française. Ce stock se trouvait probablement caché au domicile de son frère Jean Le Nédellec et d’Angèle situé sur le plateau du Bouguen à Brest. Une partie fut sans doute camouflée dans les dépendances de la ferme parentale à Plusquellec par la suite.

Il prête main forte aux résistants en tous lieux et occasions d’octobre 1940 à début Août 1944 en tant qu’agent de liaison entre Brest et les Côtes-du-Nord. Il finit le conflit en obtenant le grade de quartier-maître infirmier.

Roland Le Nédellec obtient la médaille de commémoration de la guerre 1939-1945 en 1957 puis sa carte de combattant volontaire de la Résistance le 20.11.1958 (n°120094). Il s’ éteint à Guingamp le 21 novembre 1984 à l’âge de 63 ans.

Publiée le , par Yoann Le Nedellec, mise à jour

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Sources - Liens

  1. KERBAUL Eugène : « 1640 Militants du Finistère, 1918-1945 », ed.Bagnolet, 1988
  2. LACHUER O. ; KERDONCUFF J. ; KERBAUL Eugène.(préface) : « Jacob, Lucien, Pierre et Jean, - La Résistance dans les Monts-d’Arée », 1988 (à compte d’auteur)
  3. LE BRAS J. : « Du "groupe Giloux" au "Bataillon Giloux" – 1943 à 1944 », travaux personnels, 2001
  4. Revue(s) de l’ANACR : Les femmes dans la résistance, « Marie Salou ». Article paru dans Amis, entends-tu… (journal de la Résistance bretonne, organe de l’ANACR, n°95, quatrième trimestre 1995)
  5. Dossier C.V.R n°2076 et n° 2077 - Archives départementales du Finistère
  6. Dossier C.V.R n° 2732 , n° 3958 et n°3949- Archives départementales des Côtes-d’Armor
  7. Archives personnelles de la famille Le Nédellec (conservées par Roland Le Nédellec - tous droits réservés)

Remerciement à Françoise Omnes pour la relecture.

Notes

[1Dépôt de Brest du 14.02.1939 à 17.05.1945