COATEVAL Jean

Jean Coateval a suivi une scolarité classique de ses 7 à 12 ans. Il entame alors un apprentissage dans un centre de formation professionnelle de menuiserie jusqu’à ses 17 ans. Il travaille également quelques temps dans l’entreprise de son père avant de faire son service militaire en 1938 dans la Marine Nationale. Après la débâcle, il est démobilisé fin septembre 1940. Durant l’occupation, il réside au 54 bis rue Navarin et se fait engager comme cordonnier à l’arsenal de Brest.

C’est par Joseph Prigent qu’il entre en résistance au sein du groupe Elie en janvier 1941. Il participe le 28 février 1941 à l’attaque loupée de la batterie D.C.A près de la rue Lazare Carnot. Il est encore présent lors de la tentative d’évasion de la prison de Pontaniou le 18 mars vers 21 heures. Jean récupère des armes et des explosifs pour le groupe. Il fournit également des renseignements d’ordre militaire sur l’occupant à son chef de groupe.

Le 16 mai 1941, les membres de l’Aussenkommando du S.D de Brest débarquent à son domicile peu avant 10 heures. Mais Jean est déjà sur son lieu de travail. Le temps de perquisitionner la chambre de l’intéressé, et d’y trouver une lettre d’Auguste Bonniou, les Allemands se présentent à l’arsenal et l’arrêtent peu avant midi.

D’abord interné à la prison du Bouguen, il est ensuite transféré à Fresnes. Le procès du groupe Elie débute en novembre, Jean Coateval est condamné à 5 ans de réclusion. Le 19 janvier 1942 il est déporté en Allemagne, il passera par les camps de Karlsruhe, Rheinbach, Hameln où il est contraint de travailler comme cordonnier, mineur et paysan. Libéré le 20 mai 1945, il est rapatrié en France. Durant son internement à Rheinbach, il rencontre Guillaume Kerleroux.

En décembre 1946, il épouse Simone Mevel à Brest.

En 1958 il reçoit les insignes d’officier de la Légion d’honneur et la Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile d’argent, pour ses actes de résistance.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

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Portfolio

Sources - Liens

  1. Famille Coateval, iconographie.
  2. Fondation de la Résistance (Paris), liste nominative des Résistants du Finistère.
  3. Archives Départementales du Finistère, dossier individuel de combattant volontaire de la résistance de Jean Coateval (1622 W 11).
  4. Service Historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier du Procès du groupe ÉLIE (GR 25 P 16344) et dossier individuel de résistant de Jean Coateval (GR 16 P 134668).
  5. S.H.D de Caen, dossier individuel de déportation de Jean Coateval (AC 21 P 728898).
  6. Fondation pour la Mémoire de la Déportation, liste des départs en Janvier 1942.
  7. BROC’H François, J’avais des camarades, éditions Télégramme, 1949.

Merci à Françoise Omnes pour la relecture.